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Considéré comme le plus inhospitalier sur Terre, cet endroit pourrait nous donner un avant-goût de la vie sur Mars

Crédits : Wikipedia

Alors que nous parlons souvent de coloniser la planète Mars, il est parfois peu évident de se représenter les conditions de vie sur place. Et si le désert Danakil (Éthiopie), soit l’endroit considéré comme étant le plus inhospitalier sur Terre, pouvait nous renseigner quant à la « qualité de vie » sur la planète rouge ?

Le désert Danakil (ou dépression de Danakil) est-il l’enfer sur Terre ? C’est en tout cas ce que semble penser le magazine web The Conversation, indiquant que ce lieu pourrait donner des indices sur les conditions de vie sur Mars. Tout d’abord ce désert situé au nord de l’Éthiopie couvre une superficie de 136 956 km², soit quasiment autant que la Grèce, et les précipitations y sont plutôt faibles (100 à 200 mm/an).

Cet endroit, accueillant un volcan baptisé Dallol, rassemble des conditions physiques et chimiques extrêmes. La température peut avoisiner les 55 °C (35 °C en hiver), des gaz toxiques saturent l’air, le pH est très acide, alors que les concentrations de sel et de métaux y sont très importantes, comme l’avait relevé Barbara Cavalazzi, chercheuse à l’Université de Bologne (Italie) ayant visité le site avec une expédition du projet Europlanet.

Depuis quelques années, des chercheurs se rendent sur ce lieu unique de notre planète pour y étudier la géologie et les formes de vies qui y sont présentes telles que les procaryotes, à savoir des bactéries appartenant à la classe des extrémophiles, terme caractérisant les organismes capables de se développer dans des milieux très hostiles pour l’homme.

Le désert Danakil, situé entre 100 et 150 mètres en dessous du niveau de la mer, est le sixième endroit le plus profond que l’on trouve sur la terre ferme, un classement comportant à sa tête la mer Morte et ses -413 mètres ! Rappelons également que la dépression de Danakil s’est formée au point de rencontre entre trois plaques tectoniques, les plaques africaine, arabique et somalienne.

Sources : The Conversation – Slate