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Exoplanètes : en manque de carburant, Kepler va bientôt nous quitter

Kepler 452 b, une planète similaire à la Terre découverte par Kepler. Crédits : NASA/JPL-Caltech/T. Pyle

Il est bientôt l’heure de dire au revoir. Après neuf années passées dans l’espace, Kepler n’a bientôt plus de carburant. Les responsables de la mission viennent de passer en “mode veille” dans le but d’économiser le peu “d’essence” restant pour une dernière salve de données.

Depuis neuf ans, le télescope spatial de la NASA ne cesse de nous surprendre. Il est à l’origine de la découverte de milliers d’exoplanètes et il y a quelques jours, il nous présentait même une toute première lune extrasolaire (même si la découverte reste à confirmer). Mais toutes les belles histoires ont une fin. Si l’on ne sait pas exactement combien de carburant il reste dans les réservoirs, la NASA confirmait il y a quelques heures la mise en veille forcée de l’instrument. Les scientifiques ont l’espoir de conserver assez d’énergie pour une dernière salve de données au cours du mois d’octobre qui, on l’espère, permettra la découverte de nouveaux corps potentiellement habitables.

L’une des découvertes les plus intéressantes de Kepler est sans doute celle de Kepler-452 b, annoncée par la NASA en 2015. « Les astronomes sont sur le point de trouver ce dont l’humanité a rêvé pendant des milliers d’années : trouver une autre Terre », avait indiqué l’agence américaine. Et pour cause, cette exoplanète d’une taille proche de celle de la Terre évolue dans la “zone habitable” d’une étoile qui ressemble étrangement à notre Soleil (elle en fait le tour en 385 jours). Vous retrouverez tout ce beau monde à environ 1 400 années-lumière dans la constellation du Cygne.

Et que l’on se rassure, Kepler a déjà trouvé un successeur, déjà à l’œuvre qui plus est. Mis en service en avril dernier, le télescope TESS tentera de découvrir des mondes évoluant dans les zones habitables autour de naines rouges. Muni de quatre caméras à champ large, l’instrument pourra balayer le ciel pour déceler de brèves atténuations de la lumière, trahissant la présence d’exoplanètes. Et TESS n’a pas tardé à faire ses preuves. Il y a quelques jours, la NASA confirmait la découverte d’un premier corps semblable à la Terre, situé à environ 60 années-lumière du Soleil.

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