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L’excès de télévision augmenterait le risque d’apnée du sommeil

Crédits : stefanamer / iStock

À la faveur de progrès technologiques et d’offres toujours plus persuasives, la télévision fait tout son possible pour que les consommateurs restent « scotchés ». Une récente étude nord-américaine estime que passer trop de temps devant la télévision augmente le risque d’apnée du sommeil, elle-même à l’origine d’autres maux.

Télévision et sédentarité

Passer un temps considérable devant la télévision va souvent de pair avec un mode de vie sédentaire. Aux États-Unis, un adulte moyen passerait environ 44 années derrière les écrans, soit les deux tiers de sa vie. D’autres études évoquent un lien entre le fait de s’endormir souvent devant la télévision et le risque d’obésité. Plus récemment, une publication dans l’European Respiratory Journal décrit un lien entre l’association sédentarité/excès de télévision et un risque accru d’apnée du sommeil.

Selon l’Inserm, le syndrome d’apnées du sommeil se manifeste par des interruptions répétées et incontrôlées de la respiration pendant le sommeil. Elles entraînent des micro-réveils incessants dont le patient n’a pas conscience. Il en résulte des somnolences diurnes, des difficultés de concentration ou de mémoire. Dans des cas extrêmes, il peut être question de complications cardiovasculaires pouvant entraîner le décès. Par ailleurs, les personnes en traitement doivent utiliser un dispositif médical parfois difficile à supporter (voir ci-dessous).

apnée du sommeil machine
Crédits : cherrybeans / iStock

D’ordre général, les risques augmentent avec l’âge et le surpoids. Aujourd’hui, au moins 30 % des plus de 65 ans sont concernés par les apnées du sommeil. Pour les chercheurs étasuniens et canadiens à l’origine de l’étude, le télévision serait donc un autre facteur de risque de voir apparaître ce genre de trouble.

Des résultats assez inquiétants

Les scientifiques ont repris les données d’une étude baptisée Nurses Health Study. Cette dernière concernait deux groupes, le premier intégrant 68 265 femmes et 19 320 hommes de 1995 à 2013. Le second groupe étudié rassemblait 50 332 femmes et 50 332 hommes entre 2002 et 2012. Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs se sont particulièrement focalisés sur les données relatives à l’activité physique, aux écrans et à l’apnée du sommeil.

Selon les résultats, une activité professionnelle sédentaire est synonyme d’une augmentation de 49 % du risque d’apnée du sommeil. Autre donnée encore plus alarmante : passer plus de quatre heures par jours devant un écran augmenterait ce même risque de 79 %.

Les meneurs de l’étude pensent que passer trop de temps devant la télévision se caractérise par une période d’inactivité qui se prolonge. Selon eux, le seul moyen d’y remédier n’est autre que la pratique d’une activité physique régulière s’accompagnant d’un self-control au niveau des écrans. L’idéal selon eux serait de pratiquer une activité équivalente à 10 000 pas par jour.