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Excès de sommeil : êtes-vous hypersomniaque ?

Crédits : Dieter Robbins/Pixabay

Dormez-vous beaucoup? Avez-vous du mal à vous lever le matin alors que vous êtes fatigué en journée? Vous êtes peut-être hypersomniaque. Focus sur ce trouble peu connu.

Qu’est-ce que l’hypersomnie?

« Sommeil de nuit typiquement de longue durée (10 heures au moins) se terminant en tout cas par une difficulté majeure à se réveiller le matin, avec souvent l’“ivresse du sommeil”, et suivi d’une somnolence diurne plus ou moins permanente. » Définition du terme « hypersomnie » tirée du Dictionnaire de la Psychiatrie des éditions du CILF (Conseil international de la langue française).

L’hypersomnie n’est autre qu’un trouble neurologique, un trouble du sommeil également nommé somnipathie. Les personnes atteintes d’hypersomnie ont en moyenne un besoin plus important en sommeil que les autres. Ils doivent gérer leur temps différemment pour avoir la possibilité de dormir plus d’une dizaine d’heures chaque jour, avec une potentialité de subir en journée des somnolences plus ou moins profondes et fréquentes.

Génétique et prédispositions

Depuis quelques années, un gène identifié sous le nom de PERIOD3 détermine si l’individu est du matin ou du soir. Depuis peu, une étude européenne a montré qu’un autre gène, le ABCC9, influe sur le temps de sommeil et distingue donc les gros dormeurs.

L’hypersomniaque est bel et bien un « gros dormeur », et ce quelque soit son état mental. Là où d’autres personnes seraient assujetties aux insomnies, éventuellement pour cause de stress, l’hypersomniaque n’a aucun scrupule pour dormir et profite de chaque instant pour se reposer, allant parfois jusqu’à faire plusieurs siestes dans la journée. Cependant, le sujet accuse un démarrage difficile qu’il essaie de combattre avec des substances de type caféine, amphétamines ou quasi-similaires (modafinil). L’hypersomniaque a aussi la sensation permanente d’être « abruti » ou confus.

Plusieurs types d’hypersomnie

La plus fréquente des hypersomnies est l’hypersomnie idiopathique, c’est-à-dire que l’on ne lui trouve aucune cause. Le diagnostic se fait sur la base d’une élimination des autres troubles pouvant provoquer cette somnolence tels que les apnées du sommeil, le syndrome des jambes sans repos ou encore une mauvaise hygiène de sommeil.

Cette hypersomnie idiopathique est à différencier de l’hypersomnie secondaire dont l’origine a pu être mise en évidence. Parmi ces causes, il y a les lésions cérébrales, les tumeurs ainsi que des troubles mentaux comme la dépression clinique, l’urémie et la fibromyalgie. Un autre trouble du sommeil, la narcolepsie, peut également causer l’hypersomnie.

Enfin, il y a les hypersomnies récurrentes, c’est-à-dire des présentations rares et plus périodiques de l’hypersomnie. Il est donc possible de distinguer le syndrome de Kleine-Levin ou encore l’hypersomnie périodique menstruelle.

Source : Sommeil et médecine généralePsychologiesRue89