Euclid publie de nouvelles images incroyables de l’Univers

euclid galaxies
La galaxie spirale NGC 6744 observée par le télescope Euclid. Crédits : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, traitement d'image par J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi ; CC BY-SA 3.0 IGO

Les responsables de la mission Euclid de l’ESA viennent de publier cinq nouvelles images inédites de l’Univers. Ces observations sans précédent démontrent la capacité du télescope à explorer les mystères du cosmos.

L’observatoire qui pourrait tout changer

Lancé en juillet 2022, le télescope Euclid est une mission spatiale de l’Agence spatiale européenne (ESA) dédiée à l’étude de la matière noire et de l’énergie sombre. Et pour cause, si ces deux composants représentent près de 95% de tout ce qui compose l’Univers, nous n’avons quasiment aucune idée de ce dont il s’agit.

Plus précisément, Euclid vise à révéler la distribution de la matière noire en observant les effets gravitationnels qu’elle exerce sur la lumière des galaxies. L’énergie sombre, responsable de l’accélération de l’expansion de l’Univers, sera de son côté étudiée en analysant comment cette expansion varie avec le temps. Pour ce faire, le télescope va créer une carte tridimensionnelle détaillée de l’Univers en mesurant les formes, les positions et les distances de millions de galaxies jusqu’à environ dix milliards d’années-lumière.

L’équipe de mission vient de partager sa première publication scientifique. Ce premier catalogue d’images a été réalisé en une seule journée et contient plus de onze millions d’objets en lumière visible et cinq millions de plus en lumière infrarouge.

« Euclid est une mission unique et révolutionnaire, et ce sont les premiers jeux de données à être rendus publics. Il s’agit d’une étape importante », déclare Valeria Pettorino, scientifique du projet Euclid de l’ESA. « Les images et les découvertes scientifiques associées sont incroyablement diverses en termes d’objets et de distances observées. Elles permettent une variété d’applications scientifiques, et ne représentent pourtant que 24 heures d’observations. Il ne s’agit que d’un aperçu de ce dont Euclid est capable. Nous avons hâte de découvrir les données des six prochaines années ! »

Quelques-unes des photos publiées

La photo ci-dessous nous montre l’amas Abell 2390, au centre, entouré de milliers de galaxies plus éloignées dans l’Univers.

Euclid
Crédits : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, traitement d’image par J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi ; CC BY-SA 3.0 IGO

Cette photo nous montre cette fois l’amas Abell 2764, en haut à droite, lui aussi entouré de milliers de galaxies.

Euclid
Crédits : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, traitement d’image par J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi ; CC BY-SA 3.0 IGO

Cette image nous montre la fusion de deux galaxies qui font partie du groupe de la Dorade. On observe alors les coquilles et les queues de ces objets en interaction.

galaxies fusion
Crédits : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, traitement d’image par J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi ; CC BY-SA 3.0 IGO

Enfin, cette photo nous montre la région de formation d’étoiles Messier 78 dans la constellation d’Orion.

Euclid
Crédits : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, traitement d’image par J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi ; CC BY-SA 3.0 IGO

Ces images ne sont pas seulement extraordinaires sur le plan visuel : elles aideront en effet les astronomes à percer les secrets de la distribution de la matière et de l’expansion de l’Univers. Euclid tient visiblement ses promesses et nous avons hâte de voir la suite.