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Être assez fainéant plutôt que très fainéant pourrait bien vous sauver la vie

Crédits : Concord90 / Pixabay

En suivant 334 161 Européens sur une période de plus de 12 ans, des épidémiologistes ont déterminé que l’exercice modéré était associé à une réduction de 20 à 30 % de la mortalité à 10 ans.

Les chercheurs ont pris en compte une multitude de variables, comme leur tour de ventre, taille, poids, habitudes alimentaires, consommation d’alcool et de tabac entre autres. Ils se sont donc retrouvés avec une quantité très importante de corrélations à examiner. Si certaines, comme l’association entre tabagisme et mortalité accrue ne sont pas étonnantes, ils toutefois remarqué que « pour toutes les catégories d’adiposité abdominale, un risque clairement réduit a été observé entre les sujets inactifs et modérément inactifs ». En clair, passer d’une inactivité totale à une vingtaine de minutes de marche rapide chaque jour réduit le risque de mortalité de 20 à 30 %, toutes autres choses restant égales.

Pourtant, ces vingt minutes de marche sont très peu de chose. Elles ne permettent de « bruler » que 100 calories alimentaires, même pas un vingtième de ce que nous mangeons en moyenne chaque jour. Mais ces quelques minutes peuvent faire gagner, à en croire cette recherche des années d’espérance de vie, et semblent donc être un bon investissement sur le long terme.

L’amplitude de cet effet est assez étonnante, et peut pointer vers des politiques de santé publique plus efficaces. Le conseil de pratiquer une activité quotidienne modérée est ainsi validé, et le suivre produit bel et bien des résultats tangibles. Il peut aussi être un moyen de lutter contre l’obésité, qui est causée à la fois par une suralimentation et une absence d’activité physique.

Source : The American Journal of Clinical Nutrition