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Éthique : faut-il manger les poulpes et autres calamars ?

Crédits : Flickr / Alexandre Prévot

Nous mangeons de nombreux céphalopodes tels que les poulpes, les calamars ainsi que les seiches. Délicieux mais également bons pour la santé et l’environnement, ces animaux marins ont également la réputation d’être très intelligents. Faut-il réellement s’en nourrir ?

Bons pour la santé et l’environnement

Très consommés en Asie, les pieuvres, calamars et seiches sont moins connus en Europe. Riches en protéines – 16g de protéines pour 100g – et contenant peu de lipides, ces céphalopodes sont considérés comme étant bons pour la santé. Ceux-ci contiennent également du fer, du cuivre, du sélénium ainsi que de la vitamine B12. De plus, ceux-ci sont source d’oméga-3 (gras polyinsaturés) et sont pauvres en mauvaise graisse.

Il faut savoir que les céphalopodes ont une durée de vie assez courte – environ deux ans – mais se reproduisent très vite. Contenant peu de métaux lourds à l’inverse des gros poissons, ils représentent une alternative intéressante pour baisser la consommation de poisson et donc, limiter la surpêche. Les stocks de céphalopodes ne sont absolument pas en danger et pour cause, ceux-ci s’adaptent très bien au réchauffement climatique.

Crédits : PxHere

Des animaux marins intelligents

Le fait est que leur consommation pose une question éthique. En effet, les pieuvres, calamars et seiches sont plutôt intelligents ! Ces animaux sont par exemple capables notamment de changer de couleur afin de s’adapter à leur environnement, une de leur nombreuses facultés. De plus, on en découvre parfois de nouvelles espèces.

Une étude publiée en 2017 a relevé des comportements intelligents concernant le poulpe, tels que l’utilisation d’une noix de coco afin de s’abriter ou encore ouvrir des bocaux afin de trouver de la nourriture. Les chercheurs ont même été témoins d’une scène durant laquelle un poulpe ouvrait un bocal en fixant les chercheurs tout en jetant la nourriture rance, comme s’il demandait de la nourriture fraîche.

Il faut également savoir que les tentacules du poulpe représentent en quelque sorte son deuxième cerveau. En effet, chacune d’entre-elles contient pas moins de 10.000 neurones. Ainsi, le poulpe est capable de ressentir la douleur voire même l’anticiper !

Les consommer sans leur faire mal

Ainsi, d’un point de vue sanitaire et écologique, manger des céphalopodes est viable. En revanche, en considérant leur intelligence, cela s’avère être différent. Quoi qu’il en soit, un moyen existe de les consommer sans leur faire mal : en les mettant au congélateur. En effet, le froid les anesthésie sans que ceux-ci le ressentent.

Sources : WiredConsoglobe

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