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États-Unis : l’incroyable business du don de sperme en ces temps de pandémie

Crédits : TBIT / Pixabay

Outre-Atlantique, certaines plateformes célèbres sont aujourd’hui en lien avec un commerce parallèle surprenant. Alors que les banques de sperme sont en pénurie en raison de la situation sanitaire actuelle, les personnes désirant avoir un enfant par insémination artificielle ont trouvé d’autres solutions pour se fournir.

Les banques de sperme en pénurie

La crise sanitaire en lien avec le coronavirus SARS-CoV-2 a énormément perturbé les plans de nombreux couples. Beaucoup d’entre eux désirent avoir un enfant, mais ont décidé de remettre la chose à plus tard, pour des temps moins difficiles. D’autres en revanche veulent absolument passer à l’action et ne désirent pas attendre aussi longtemps. En ce qui concerne certains couples, la solution privilégiée est d’avoir recours au don de sperme.

Toutefois, comme l’explique le New York Times, les donneurs sont de moins en moins nombreux avec la crise actuelle. Ainsi, les banques de sperme se trouvent en rupture de stock. Or, il s’agit d’une baisse non proportionnelle avec celle de la demande, celle-ci restant plutôt élevée. Par ailleurs, la régulation des dons de sperme est assez stricte aux États-Unis. Une grande majorité de banques limitent la procréation avec un même donneur à 25 ou 30 inséminations. Cela a en effet pour objectif de prévenir une diffusion génétique trop importante de ce même donneur.

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Crédits : Herney / Pixabay

La pénurie est donc telle que certaines banques tentent même de recruter des donneurs contre des bonus en argent. Dans des pays comme la France ou encore le Royaume-Uni, rémunérer les donneurs est formellement interdit. En revanche, il n’existe aucune réglementation sur la question aux États-Unis. Toutefois, ces bonus sont prennent davantage la forme d’une sorte de défraiement pour le déplacement.

Des pratiques à la limite de l’illégal

Il faut dire que nombreux sont les couples commençant à désespérer. Ainsi, certains ne s’adressent plus aux banques de sperme, mais publient notamment des demandes sur certains groupes Facebook. D’autres rencontrent directement les futures mères porteuses dans une location Airbnb. Le New York Times a interrogé un de ces donneurs. L’intéressé a alors expliqué ne pas apprécier les banques de sperme qu’il juge trop froides, trop cliniques. L’homme a indiqué privilégier le contact direct avec le receveur afin d’être certain que l’enfant recevra une bonne éducation.

Néanmoins, certains donneurs flirtent avec l’illégalité en s’affichant directement sur les réseaux sociaux. Ils se mettent en valeur en vantant leurs qualités physiques ainsi que leurs capacités cognitives. D’autres acceptent seulement une insémination par voie naturelle, c’est-à-dire en ayant des rapports sexuels. Or, cette pratique est à la limite de la prostitution et questionne en ce qui concerne la responsabilité du père vis-à-vis de l’enfant à naître sur le plan juridique.