États-Unis : des signes d’activité préoccupants autour du mont Saint Helens

mont Saint Helens
Crédits : Saint Helens / iStock

L’un des plus dangereux volcans américains entrera-t-il à nouveau en éruption ? L’Institut d’études géologiques des États-Unis relève en tout cas une augmentation des tremblements de terre de faible intensité dans cette zone. Pas moins de 400 séismes de faible intensité y ont en effet été détectés en seulement quelques mois.

Un monstre qui inquiète à nouveau

Situé dans le nord-ouest des États-Unis, le mont Saint Helens est l’un des volcans les plus préoccupants du pays. En mai 1980, il est entré en éruption et a causé la mort de dizaines de personnes, détruisant pas moins de 250 maisons, 47 ponts, 24 kilomètres de voies ferrées, 300 kilomètres de routes ainsi que 500 km² de forêt. En éruption permanente depuis 2004, le monstre n’a depuis pas causé d’autre catastrophe.

Néanmoins, ce volcan inquiète à nouveau, comme l’affirme l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) dans un tweet du 31 octobre 2023 (voir ci-après). Depuis la mi-juillet, l’organisme a détecté pas moins de 400 séismes dans la zone, du jamais vu depuis 2008. Si les chercheurs appellent au calme, ils estiment tout de même qu’il faut rester prudents.

Pas d’éruption imminente pour le mont Saint Helens

L’USGS précise que la plupart des tremblements de terre détectés sont de très faible intensité. Ainsi, ils ne peuvent être ressentis en surface. De plus, l’organisme n’a relevé aucune déformation du sol ou d’apparition de gaz, ce qui balaye évidemment l’hypothèse d’une éruption imminente. Toutefois, les experts soulignent qu’il s’agit de la plus forte augmentation à court terme des taux de tremblements de terre depuis la fin de la dernière éruption, bien que des séquences de ce type de plus longue durée aient déjà été observées par le passé, notamment entre 1988 et 1992, 1995 et 1996 ou encore entre 1997 et 1999.

Rappelons tout de même que le mont Saint Helens a traumatisé la population en 1980. Cette catastrophe reste encore très présente dans de nombreux esprits. À l’époque, l’énergie qu’avait dégagée l’éruption était équivalente à celle de plus de dix bombes atomiques. Quant au nuage de cendres, il avait atteint une altitude de vingt kilomètres.

Et si le mont Saint Helens préoccupe parfois les autorités, un autre géant bien plus dangereux laisse craindre le pire à moyen terme : la caldeira de Yellowstone. Ce « super-volcan » endormi qui se trouve dans l’état du Wyoming culmine à 2 805 m et mesure 85 km de longueur pour 45 km de largeur. Or, en 2017, des chercheurs ont affirmé que le volcan pourrait se réveiller plus tôt que prévu et plonger le monde dans un hiver volcanique d’une durée de plusieurs mois.