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États-Unis : une découverte majeure remet en cause les fondements de la paléontologie !

Crédits : iStock

La plus grande extinction de tous les temps n’aurait pas été aussi radicale qu’on le pensait. C’est en tout cas ce que pense une équipe de paléontologues ayant fait une découverte impressionnante : des fossiles montrant que certaines espèces seraient réapparues très rapidement après le cataclysme.

La science a établi ce fait depuis des années : il y a 252 millions d’années (fin de l’ère primaire), de gigantesques éruptions volcaniques se produisant dans l’actuelle Sibérie avaient entraîné la plus grande extinction de masse jamais connue puisque neuf espèces vivantes sur dix disparaissaient. Cette extinction aurait causé un désert biologique d’une durée de cinq millions d’années. Cette thèse est désormais remise en cause.

Depuis une décennie, une équipe internationale intégrant des paléontologues, des géochimistes et des sédimentologues réunie autour du laboratoire Biogéosciences de Dijon travaille sur une autre conclusion : la vie serait revenue sur notre planète bien plus rapidement que nous le pensions après un cataclysme qui n’aurait pas été si radical que cela.

Cette théorie aurait été validée par une découverte récente effectuée dans l’état de l’Idaho, aux États-Unis, selon une publication dans la revue Science Advances du 15 février 2017 également détaillée dans un long communiqué du laboratoire français.

Le gisement paléontologique de Paris Canyon (SE Idaho, USA), photographié lors de la mission de terrain 2015. Photos G. Escarguel.

La découverte en question est un nouveau site paléontologique baptisé Paris Canyon, daté de moins de 1,5 million d’années après le cataclysme. À ce jour, près d’une trentaine d’espèces vivantes ont été identifiées, mais les fossiles d’une éponge et d’un mollusque, ainsi que différentes espèces de reptiles attirent particulièrement l’attention des scientifiques. Il s’avère que certaines espèces que l’on pensait disparues ne l’étaient pas à ce moment, mais également que d’autres espèces encore présentes aujourd’hui avaient déjà fait leur apparition.

« Les éponges de Paris Canyon constituent donc un cas remarquable de “taxon Lazare” – un groupe que l’on croyait disparu à tort, du seul fait d’un enregistrement paléontologique déficient. Inversement, une des nombreuses espèces de mollusques retrouvées à Paris Canyon est apparentée au groupe des calmars, des animaux que l’on pensait jusqu’à présent apparus au début du Jurassique, soit 50 millions d’années plus tard », déclare Arnaud Brayard du laboratoire Biogéosciences.


Découverte cruciale dans l’Idaho
Sources : BioGéosciencesFrance Info