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Les États-Unis vont créer la plus grande réserve naturelle marine du monde à Hawaï

Crédits : rjmcsorley / Pixabay

À Hawaï, aux États-Unis, une réserve naturelle marine va voir sa superficie être quadruplée, comme l’a annoncé le Président Barack Obama. Un agrandissement qui va faire de cette réserve la plus grande réserve naturelle marine au monde, avec une superficie de plus de deux fois celle de l’ensemble du territoire français.

Ce mercredi 31 août 2016, le Président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, va se rendre sur son lieu de naissance, à Hawaï, pour faire de l’une des réserves naturelles marines de l’État la plus grande au monde. C’est la surface protégée de la réserve marine de Papahanaumokuakea Marine National Monument, située dans l’Océan Pacifique, qui va voir sa superficie être quadruplée.

Un agrandissement exceptionnel qui va permettre à la superficie de cette réserve naturelle marine d’atteindre quelques 1,51 million de km², soit pour mieux nous rendre compte, plus de deux fois celle de l’ensemble du territoire français (DOM-TOM compris donc), ou encore quasiment la superficie d’un pays comme la Mongolie (1 564 116 km²). Comme l’a expliqué la Maison-Blanche, le Président se rendra sur l’atoll de Midway, situé à l’intérieur même de la réserve, pour y prononcer un discours soulignant que le changement climatique « rend plus nécessaire que jamais la protection des eaux et des terres fédérales« .

À ce jour, ce sont plus de 7 000 espèces marines qui évoluent au sein de la réserve naturelle marine de Papahanaumokuakea, avec, parmi ces espèces, du corail noir qui est capable de vivre plus de 4 500 ans, une espèce répertoriée à l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). Depuis 2010, cette réserve naturelle marine est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, puisque « la zone abrite de nombreuses espèces terrestres et marines, en danger ou menacées, dont certaines dépendent uniquement du Papahanaumokuakea pour leur survie« , comme on peut le lire sur le site de l’UNESCO.

Sources : s&a, UNESCO