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Et si vous téléchargiez votre cerveau sur un ordinateur ?

Crédits : iStock

Une start-up américaine propose quelque chose de totalement inédit : transférer votre cerveau dans un ordinateur. Génial, non ? Sauf que pour cela, il vous faudra donner votre vie !

Et si l’immortalité était quelque chose de possible, en tout cas en ce qui concerne notre cerveau ? La société Netcome basée en Californie (États-Unis) propose de perdre la vie pour sauvegarder le contenu de votre cerveau dans une machine, rien que ça ! Les chercheurs affirment que cette méthode est entre autres basée sur le cloud computing, comme l’indique une publication du MIT Technology Review parue le 13 mars 2018.

Robert McIntyre, fondateur de Netcome diplômé du MIT, affirme avoir mis au point avec son équipe de chercheurs un procédé chimique permettant de garder un cerveau humain dans de l’azote liquide. Ce moyen de conservation n’endommagerait pas les synapses connectant les neurones entre eux. Ainsi, le cerveau pourrait rester intact durant des centaines d’années !

Néanmoins, nous n’avons aucun élément attestant d’une éventuelle conservation des souvenirs et de la personnalité de la personne. À la manière des acteurs en matière de cryogénie, la start-up Netcome espère que les innovations technologiques qui se produiront dans le futur permettront de littéralement télécharger les esprits des personnes dans une simulation informatique installée dans le cloud.

Ainsi, ce que Netcome propose, c’est de vous rendre immortel dans un programme informatique. En revanche, pour y avoir droit – à supposer que l’on puisse un jour réellement transférer un esprit dans un ordinateur – il faudra passer par une étape très peu plaisante. En effet, les chercheurs de Netcome ont expliqué que la procédure visant à conserver le cerveau dans de l’azote et préserver les synapses doit se faire lorsque la personne est vivante !

Oui, vous l’aurez compris, il faudra que les volontaires donnent leur vie. Aux États-Unis, il est possible pour les patients en phase terminale d’une maladie de pouvoir se suicider légalement. Ainsi, plus d’une vingtaine de personnes ont accepté de verser les 10 000 dollars d’acompte (pour un montant total inconnu) demandés par la start-up, et ainsi se placer sur une liste d’attente.

Sources : MIT Technology ReviewThe Daily MailEre Numérique