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Et si la Terre « se soulevait » pour tuer l’humanité ?

Crédits : BrianAJackson / iStock

Le penseur, scientifique et environnementaliste britannique James Lovelock a publié une tribune dans un célèbre quotidien outre-Manche. Il y avertit l’humanité que la pandémie de Covid-19 était peut-être l’une des premières tentatives de la Terre pour se protéger de l’être humain.

Vivre en partenariat avec la Terre

Aujourd’hui âgé de 102 ans, James Lovelock est à l’origine de l’hypothèse Gaïa. Sujette à controverse, voire aux moqueries, cette théorie datant d’un demi-siècle évoque un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d’années en harmonie avec la vie. Le 2 novembre 2021, il a publié une tribune dans le quotidien britannique The Guardian.

James Lovelock pense que l’humanité devrait apprendre à « vivre en partenariat avec la Terre ». Le cas échéant, le reste de la création déplacera inconsciemment la Terre « vers un nouvel état » dans lequel les humains ne seraient plus les bienvenus. Évidemment, ce genre de propos sonne comme un avertissement.

L’environnementaliste a aussi mentionné la pandémie de Covid-19. Selon lui, il s’agit d’une des premières tentatives de la Terre pour se protéger de l’espèce humaine. Il a également indiqué que Gaïa (la Terre) « fera plus d’efforts la prochaine fois avec quelque chose d’encore plus méchant ».

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Crédits : Pikist

L’humain coupable de « deux actes génocidaires »

James Lovelock n’hésite pas à affirmer que les espoirs de sauver la Terre sont très minces si l’humanité continue de penser qu’il n’y a aucun lien entre le changement climatique et la destruction de la nature. L’homme explique que la biosphère (les forêts, océans et autres éléments du système de régulation de la Terre) aide à maintenir une température constante de la surface de la Terre, une température qui, comme chacun sait, s’avère être optimale pour la vie dans son ensemble.

Toutefois, l’humanité s’est rendue coupable de « deux actes génocidaires ». Le premier n’est autre que « l’étouffement par les gaz à effet de serre » et le second est « le défrichement des forêts tropicales ». Ces deux actes ont généré des changements à une échelle inédite depuis des millions d’années. Il y a plusieurs décennies, James Lovelock formulait déjà ce type d’avertissement, mais cela s’apparentait davantage à de la science-fiction. Aujourd’hui, tout semble toutefois bien plus réaliste. Le scientifique pense également que l’humanité pourrait avoir d’autres surprises, car la nature est imprévisible, non linéaire et encore dans une époque de transition.

Comme de nombreux autres experts, James Lovelock conseille notamment de réduire fortement la consommation d’énergies fossiles. Il souligne également la nécessité de mobiliser des ressources à l’échelle d’une « économie de guerre ».