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Et si la réalité n’était pas vraiment réelle ?

Crédits : Piaxabay / chafleks

Prouver la réalité passe évidemment par évoquer des faits. En revanche, cette conception de l’existence ne fait pas l’unanimité. Pour certains neuroscientifiques, il existe des différences de perception d’un individu à un autre. Il est ici question de la notion de réalités subjectives.

Une perception différente

Premièrement, le doute sur la véritable existence de la réalité n’est pas quelque chose de nouveau. Les religions monothéistes que sont l’Islam, le Judaïsme et le Christianisme l’entretiennent depuis très longtemps. En effet, celles-ci suggèrent une véritable existence après la mort physique. D’autres théories telles que la réalité simulée ont également le vent en poupe. De nombreuses personnes pensent que notre monde est un genre de gigantesque simulation informatique. Autrement dit, nous nous trouvons dans une sorte de matrice en dehors de la vraie réalité. Par ailleurs, des neuroscientifiques s’interrogent sur un point qui leur semble très important : la perception de la réalité. Le fait est que cette dernière est parfois changeante et l’objectif ici est de s’interroger sur son potentiel caractère absolu.

Un exemple permet d’illustrer cette notion : la composition du corps humain. En biologie, les chercheurs estiment que la masse corporelle se compose d’eau à raison de 60 %. Or, ceci n’est pas vrai en physique subatomique. Cette discipline pense que le corps humain est constitué de vide à hauteur de 99 999 %. La différence de perception provient de l’observation de l’atome – principalement vide – dont le noyau concentre toute la masse. L’exemple ci-dessus permet de comprendre que la réalité a parfois un caractère subjectif. Concernant la composition du corps humain, il existe donc deux réalités subjectives.

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Crédits : Comfreak / Pixabay

Plusieurs idées s’affrontent

La notion de réalités subjectives trouve à son origine un certain Donald Hoffman, professeur en sciences cognitives à l’Université de Californie à Irvine (États-Unis). L’intéressé pense que nos sens jouent un rôle important dans la perception de la réalité. Autrement dit, l’expérience du monde extérieur pourrait varier selon ce que nos sens nous dictent. Toutefois, le neuroscientifique Beau Lotto – fondateur du Lab of Misfits Studio – n’est pas d’accord avec Donald Hoffman.

Le chercheur estime que nos sens ne suffisent pas à appréhender l’immensité du monde, si bien que la réalité subjective est définie par certains aspects d’une seule réalité objective. Il serait donc impossible de percevoir la réalité dans son ensemble, mais seulement certains de ses multiples aspects. Ceci expliquerait alors la différence de perception que d’autres neuroscientifiques brandissent pour affirmer que nous vivons dans une sorte de matrice.