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Et si l’IA pouvait faire de nous de meilleurs joueurs d’échecs ?

Lee Sedol en 2016 contre l'IA AlphaGo. Crédits : capture YouTube / Korea Now

Si l’intelligence artificielle (IA) s’est distinguée durant deux décennies en battant les meilleurs humains à certains jeux, elle pourrait désormais jouer un autre rôle. Des chercheurs nord-américains ont mis au point un nouveau système pour aider et conseiller les humains.

Une IA pour aider les humains

Remémorons-nous ce jour de 1997 où l’IA DeepBlue du géant IBM avait battu l’illustre joueur d’échecs russe Garry Kasparov. Rappelons-nous également ces mythiques parties de jeu de GO ayant vu en 2016 la défaite du champion sud-coréen Lee Sedol contre AlphaGo, l’IA de DeepMind. L’humain avait tout de même sauvé l’honneur en remportant 1 manche sur 5. D’une manière générale, ces deux affrontements “sanglants” avaient signé la supériorité de l’intelligence artificielle sur l’humain en ce qui concerne ces célèbres jeux de réflexion et de stratégie.

Et si l’IA pouvait désormais jouer un rôle totalement différent ? Des chercheurs étasuniens et canadiens y travaillent, avec la collaboration de Microsoft Research. Dans une publication sur la plateforme arXiv datant de juillet 2020, les scientifiques ont décrit un tout nouveau système de leur création. Or, celui-ci n’a pas pour objectif de battre l’humain, mais de collaborer avec lui et contribuer à sa progression.

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Crédits : Thank You / Flickr

Définir la marge de progression des joueurs

Jon Kleinberg, un des auteurs de l’étude, a été interrogé par The Next Web. Il a expliqué que ce nouveau projet baptisé Maia est une version personnalisée d’AlphaZero de DeepMind, celle-là même ayant servi de base à AlphaGo. L’intéressé a notamment déclaré que les échecs devenaient une discipline par laquelle il est possible d’essayer de comprendre les compétences humaines à travers le prisme de l’IA. Rappelons au passage qu’en 2017, AlphaZero avait réussi à maîtriser toutes les connaissances en matière d’échecs en seulement quatre petites heures.

Concrètement, Maia se concentre sur les mouvements des joueurs humains dans le but de définir leur marge de progression ainsi que les points à travailler pour permettre cette même progression. Selon les chercheurs, l’IA a défini les erreurs typiques selon les différents niveaux et peut apporter des conseils afin de les éviter. Elle est également capable de définir quelles erreurs doivent être ignorées, car encore trop difficiles, là encore en fonction du niveau du joueur.

Les chercheurs ont également expliqué que Maia n’a pas le but ni la possibilité d’apprendre aux joueurs humains comment battre l’IA aux échecs. En revanche, cela permet de les aider à devenir bien meilleurs.