in

Selon la NASA, l’éruption aux Tonga a été plus puissante que des centaines d’Hiroshima

Crédits : NASA Earth Observatory

Il y a une dizaine de jours, le volcan Hunga Tonga est entré en éruption avec une puissance phénoménale. Selon l’agence spatiale américaine, cette éruption a alors libéré une puissance plusieurs centaines de fois plus importantes que la bombe atomique ayant touché la ville d’Hiroshima (Japon) en août 1945.

Plus fort que « Little Boy » et « Fat Man »

Hunga Tonga est un volcan sous-marin des Tonga culminant à 149 m d’altitude. Or, cet édifice est entré en éruption le 20 décembre 2021, une activité volcanique qui s’est poursuivie jusqu’au 5 janvier 2022. Le 13 janvier, le volcan a ensuite généré un nuage de cendres à une altitude de 17 km et les autorités ont alors lancé une alerte au tsunami. Deux jours plus tard, le monstre a connu un regain d’éruption avec un niveau de puissance sept fois plus intense que l’épisode du 20 décembre.

Selon un communiqué publié par le NASA Earth Observatory le 24 janvier, cette éruption a alors créé un champignon de fumée s’élevant à quarante kilomètres d’altitude. Par ailleurs, l’éruption s’est fait entendre jusqu’en Alaska, à 9 000 km de là. Jim Garvin, l’un des auteurs de la publication, a affirmé que l’éruption était plusieurs centaines de fois plus puissantes que la bombe atomique ayant ravagé la ville japonaise d’Hiroshima le 6 août 1945. Rappelons tout de même que la bombe atomique « Little Boy » avait une puissance d’environ quinze kilotonnes (soit 15 000 tonnes de TNT).

Selon les chercheurs américains, la puissance que le volcan Hunga Tonga a libérée le 15 janvier se situe entre 5 et 30 mégatonnes. À titre d’information, la bombe « Fat Man » qui a impacté la ville de Nagasaki le 9 août 1945 avait une puissance de 21 à 23 kilotonnes. Néanmoins, la Tsar Bomba de l’Union soviétique (l’arme de destruction massive la plus puissante jamais utilisée) ayant fait l’objet d’un essai en 1961 avait quant à elle une puissance de 57 mégatonnes.

Tonga éruption carte 2022
Crédits : NASA Earth Observatory

Une zone complètement sinistrée

La publication du NASA Earth Observatory explique également qu’une couche de cendres toxiques a totalement recouvert le Royaume de Tonga et ses 100 000 habitants. Ces cendres ont alors empoisonné l’eau potable, mais aussi détruit les récoltes ainsi qu’au moins deux villages. Néanmoins, l’ampleur des dégâts est encore incertaine dans la mesure où la communication avec les îles est toujours défaillante.

Alors que la population sur place souffre physiquement des dépôts de cendre, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ainsi que le Japon ont déjà commencé à fournir une aide d’urgence. Les livraisons contenaient notamment de l’eau potable, ressource la plus vitale dont la population est privée. Les autorités locales ont déploré trois victimes et deux nageurs ont également perdu la vie au Pérou. La zone côtière y a en effet subi des vagues exceptionnellement fortes en raison de l’éruption.