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Cette gigantesque éolienne offshore est plus économique tout en produisant beaucoup plus

Crédits : World Wide Wind

En France et dans de nombreux lieux à travers le monde, les éoliennes offshore n’ont pas vraiment bonne réputation. Dans une publication, des ingénieurs américains ont toutefois récemment présenté un nouveau type d’éolienne flottante et contrarotative. Ce concept pourrait être l’avenir de l’éolien offshore.

Des avantages et des inconvénients

Un peu partout, les éoliennes ne sont pas toujours bien reçues. En France par exemple, la façade maritime atlantique est exceptionnelle grâce à ses vents réguliers, si bien que les projets d’éoliennes offshore s’y multiplient. Malgré les promesses de création d’emploi et de production d’énergie propre, les éoliennes en mer font l’objet de nombreuses critiques. Selon les détracteurs, ces installations seraient très coûteuses, peu efficaces et ne permettraient pas de diminuer les émissions de carbone. Par ailleurs, elles dénatureraient les littoraux et appauvriraient la biodiversité marine.

Les éoliennes classiques, et donc les plus communes, sont de type HAWT (horizontal axis wind turbine), mais leur installation est de plus en plus difficile au fur et à mesure que l’on s’éloigne du littoral. Arrimer ces dernières aux fonds marins profonds est impossible ou très coûteux en cas de faisabilité. Citons également les VAWT (vertical axis wind turbine), que l’on retrouve déjà sur la terre ferme. Celles-ci sont moins efficaces que les HAWT, car plus petites. En revanche, il est possible de regrouper ces éoliennes sur une surface plus réduite et ces dernières sont capables d’exploiter le vent provenant de n’importe quelle direction, sans nécessiter d’appareillage lourd.

Une production d’électricité doublée

Comme l’explique New Atlas dans un article du 30 août 2022, une start-up norvégienne nommée World Wide Wind désire exploiter la verticalité comme les VAWT. L’objectif ? Fabriquer un moulin à vent maritime dont les capacités et les caractéristiques pourraient être révolutionnaires. Par ailleurs, ce type d’engin a été pensé pour un déploiement en groupe. Baptisé CRVT (contra-rotating vertical turbine), ce concept d’éolienne repose sur une bouée équipée d’un ballast, d’un rotor et d’un stator permettant un pliage en fonction du vent. L’engin comporte deux turbines contrarotatives, la première en lien avec le rotor et la seconde avec le stator. De plus, ces deux turbines tournent chacune dans un sens, ce qui permettrait de doubler la production d’électricité.

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Crédits : World Wide Wind

La société World Wide Wind n’est pas avare de promesses. En effet, elle évoque des éoliennes atteignant presque les 400 mètres de hauteur pour une puissance de 40 MW. À titre de comparaison, la turbine de la société chinoise MingYang Smart Energy (la plus puissante au monde actuellement) mesure 242 mètres et délivre une puissance de 16 MW.

Les responsables ont également évoqué des coûts de production plus réduits pour ces CRVT. En effet, les dépenses reviendraient à seulement 50 euros pour la production d’un mégawatt. Quant à la maintenance et l’exploitation de l’engin, tout semble plus facile dans la mesure où les éléments les plus sensibles se trouvent dans la fameuse bouée sur laquelle tout repose.