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Au XXe siècle, on pouvait encore envoyer des enfants par la poste

Crédits : Free-Photos/Pixabay

Il y a une centaine d’années aux États-Unis, les citoyens avaient la possibilité d’envoyer leurs enfants par la poste. Si cela peut aujourd’hui sembler totalement inconcevable, à l’époque, aucune loi ne l’interdisait avant que le gouvernement ne prenne finalement des dispositions.

Une contrainte pour les envois : le poids

Depuis quelque temps, La Poste teste un robot livreur pour soutenir les facteurs. En France, elle permet l’envoi de nombreux objets, parfois très encombrants. Tout semble permis à l’exception des marchandises illégales, dangereuses et autres biens périssables. Ces conditions concernent les lois en France ainsi que celles du pays de destination s’il s’agit d’un envoi à international. Néanmoins, envoyer des personnes via ce type de service totalement impossible aujourd’hui, que ce soit en France ou dans n’importe quel autre pays.

Et pourtant à une époque, l’envoi d’enfants par la poste était permis aux États-Unis comme l’expliquait une publication sur la plateforme ThoughtCo en 2017. Avec la mise en place de l’US Postal Service en 1913, les premières règles n’étaient pas vraiment claires. En effet, la seule contrainte était celle du poids des colis. La poste américaine indiquait qu’il ne fallait pas dépasser les 5 kg, mais ne mentionnait aucune restriction sur le contenu.

colis poste
Crédits : Devanath / Pixabay

Rien d’illégal en soi

Ainsi, la population a commencé à vouloir repousser les limites de la poste en envoyant des colis de plus en plus lourds. Certains y mettaient par exemple des briques, mais toutes sortes d’objets furent finalement expédiés. Avant cela, un couple de l’état de l’Ohio a décroché la palme en ayant eu une idée incroyable : envoyer son enfant par la poste. Or, rien ne semblait empêcher cela puisque la seule contrainte était celle des fameux 5 kg. Le couple a donc envoyé son enfant en bas âge, dont le poids respectait la limite. Selon la légende, le couple en question a simplement payé un timbre d’une valeur de quinze cents ainsi qu’une assurance de cinquante dollars. Ensuite, le facteur a pris en charge l’enfant et a déposé ce dernier chez sa grand-mère, dont le domicile n’était pas vraiment loin de celui des parents.

À l’époque, aucun texte n’interdisait clairement d’envoyer son enfant par la poste. Ainsi, cette pratique était légale. Par ailleurs, les familles n’hésitaient pas à confier leurs enfants aux facteurs, car ils les connaissaient très bien. Le National Postal Museum a répertorié des dizaines d’histoires similaires à celle du premier couple de l’Ohio. Toutefois, au fur et à mesure que la pratique se démocratisait, des photographies sont arrivées sur la table du gouvernement américain. Ce dernier a donc pris des mesures. Des lois ont fait leur apparition, interdisant l’envoi des enfants par la poste, et ce, peu importe la distance.