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Une entreprise belge va implanter une puce électronique sous la peau d’employés

Crédits : Pixabay / OpenClipart-Vectors

En Belgique, huit employés de l’entreprise New Fusion se sont portés volontaires pour se faire implanter sous la peau une puce électronique. Cette puce crée de nouvelles possibilités au sein de l’entreprise, mais soulève surtout de vives inquiétudes.

Spécialisée dans la technologie et le marketing digital, l’entreprise New Fusion, basée à Malines en Belgique, a proposé à ses employés de se faire implanter une puce électronique sous la peau. Huit d’entre eux se sont ainsi portés volontaires et ont reçu la puce, un microprocesseur de la taille d’un grain de riz insérée sous la peau entre le pouce et l’index. Elle coûte environ cent euros.

Ouvrir les portes de l’entreprise sans clés ni badge est désormais permis par cette puce, mais ce n’est pas tout. « Cette technologie offre de nombreuses possibilités. La puce est dotée d’une mémoire, ce qui permet d’y insérer des cartes de visite. Si vous placez un smartphone devant, vous pouvez transmettre vos données de contact immédiatement à quelqu’un », explique le porte-parole de New Fusion, Vincent Nys, cité par l’agence de presse belge Belga.

Quant à savoir d’où est venue cette idée aux décideurs de l’entreprise, le porte-parole explique : « l’idée provient d’un collaborateur qui oubliait souvent son badge ». Il a ajouté que « personne n’est obligé, il s’agit en fait d’un projet ludique » avant d’affirmer qui ne s’agit en rien d’une tentative camouflée de suivre le personnel. « Le public réagit avec inquiétude et incompréhension, ils ont un sentiment de “Big Brother”. Mais je crois qu’un iPhone est dix fois plus dangereux qu’une puce ».

En effet, un tel projet soulève des critiques et des inquiétudes, formulées par Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l’Homme belge. « C’est un réel danger. On flique dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C’est un outil de contrôle total. On peut savoir à quelle heure l’employé a commencé son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette », déclare-t-il à Rtbf.

Cette pratique n’est pas nouvelle, certains citoyens de République tchèque ont cédé à l’implant électronique pour procéder à des paiements par exemple. Aux États-Unis, un tel dispositif existe également pour équiper les malades d’Alzheimer.