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Selon une étude, les enfants nés pendant la pandémie auraient un QI plus faible

Crédits : NadineDoerle / Pixabay

Des travaux ayant fait l’objet d’une récente prépublication laissent penser que les enfants ayant vu le jour pendant la pandémie de Covid-19 ont un QI moins élevé. Selon les chercheurs, cela s’explique par le manque de stimulation de la part des parents. Il faut dire que ces derniers se trouvaient dans l’obligation de s’occuper de leurs enfants en plus de leur travail.

Un manque de stimulation

Il y a peu, une étude américaine expliquait que les femmes enceintes ayant reçu un diagnostic de Covid-19 pendant leur grossesse présentaient un risque plus élevé d’accouchement prématuré et très prématuré. Et si les enfants nés pendant la pandémie avaient en plus un QI plus faible ? Il s’agit en tout cas de la conclusion d’une autre étude ayant fait l’objet d’une prépublication sur la plateforme medRxiv le 11 août 2021.

Les chercheurs du département de pédiatrie de la Warren Alpert Medical School de l’Université Brown (États-Unis) sont formels : les enfants nés durant la pandémie de Covid-19 ont des capacités verbales, motrices et surtout cognitives fortement réduites en comparaison à celles des nouveau-nés ayant vu le jour avant la crise.

L’étude rappelle que les premières années de la vie des bébés jouent un rôle crucial concernant leur développement cognitif. Néanmoins, la fermeture de structures telles que les écoles, crèches et autres terrains de jeux aurait impacté la vie des enfants en bas âge. La situation en question a fait que les parents devant concilier enfants et travail ont connu un certain niveau de stress. Ainsi, ces mêmes enfants ont subi une baisse importante de leurs interactions avec l’extérieur et stimulations à la maison.

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Crédits : Pixnio

Une importante baisse de QI

Les chercheurs indiquent que les 672 enfants ayant participé à l’étude ont obtenu des scores particulièrement bas lors de tests dont l’objectif était d’évaluer leur développement cognitif. Durant la dernière décennie, le QI moyen des enfants en bas âge était d’environ 100 en moyenne, contre 78 dans le cas des enfants nés durant la crise. Évidemment, l’étude est à prendre avec des pincettes, car il s’agit pour l’instant d’une simple prépublication. En effet, ces travaux doivent être validés par des pairs avant d’être pris pour référence.

Néanmoins, le principal auteur de l’étude Sean Deoni explique que cette baisse n’a rien de subtil. Selon lui, ce genre de chute n’existe pas en dehors de problèmes cognitifs importants, voire majeurs. Or, les enfants ayant participé à l’étude ne présentaient aucun trouble du développement.

Le manque de stimulation apparaîtrait comme étant la principale raison de cette baisse de QI. Il semble logique que des parents en proie au stress et à la fatigue aient moins d’interactions avec leurs enfants et ceci aurait eu un impact sur leur développement. Cependant, même si les résultats sont validés, il sera dans l’immédiat très difficile de prédire s’ils auront un impact sur le long terme.