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Les enfants qui mentent ont de meilleures capacités de mémorisation et de réflexion

Crédits : HypnoArt/Pixabay

Les conclusions d’une récente étude britannique publiée dans le Journal of Experimental Child Psychology révèlent que les enfants qui racontent plus de mensonges ont de meilleures capacités de mémorisation et de réflexion que ceux qui mentent moins. 

C’est sûr, nous ne voulons pas apprendre à nos enfants cette mauvaise habitude qu’est le mensonge, mais ce défaut, souvent inévitable, présente aussi ses avantages à en croire une étude réalisée par des chercheurs britanniques de l’Université de Sheffield, et publiée récemment dans le Journal of Experimental Child Psychology.

La conclusion de cette étude nous apprend que les enfants qui mentent ont une meilleure mémoire verbale que leurs congénères, et réfléchissent mieux. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont réuni 114 enfants âgés entre six et sept ans, à qui ils ont donné des cartes comportant des questions sur des personnages de dessins animés et dont les réponses étaient indiquées au dos, que les enfants avaient pour consigne de ne pas consulter.

Filmés sans qu’ils le sachent, 25 % des enfants ont consulté discrètement les réponses, puis affirmé ne pas avoir triché et connaître tout simplement les réponses. Ensuite, ce sont les capacités mémorielles des enfants qui ont été analysées, et ainsi, les chercheurs ont constaté que ceux qui avaient menti possèdent une mémoire des mots bien plus puissante que les autres. « Quand les enfants mentent bien, cela montre qu’ils affinent leur capacité à réfléchir et qu’ils ont une bonne mémoire », expliquent-ils.

Il s’agit là d’une conclusion assez logique, le mensonge exigeant de bien réfléchir et choisir ses mots, et de mieux retenir les nombreuses informations nécessaires pour masquer la vérité. « Alors que généralement, les parents ne sont pas ravis d’avoir des enfants qui mentent, ils peuvent se consoler en se disant que leurs enfants développent une meilleure capacité de réflexion et une bonne mémoire » explique Helena Hoicka, du département de psychologie de l’Université de Sheffield.

Source : BBC