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En Chine, cet architecte a imaginé un quartier autosuffisant “post-Covid” !

Crédits : Guallart Architects

En plein cœur de la crise sanitaire actuelle, un architecte a IMAGIN2 de nouvelles habitations et même tout un quartier “post-Covid”. Il s’agit d’un projet misant sur l’autosuffisance, intégrant différentes notions telles que la vie en communauté, l’autonomie alimentaire et énergétique ainsi que le télétravail.

Un écoquartier “post-Covid”

Avec l’apparition du coronavirus SARS-CoV-2, de nombreuses villes ont été placées en quarantaine, et donc pratiquement coupées du monde. Comme l’explique le magasine Cities Today, l’architecte espagnol Vicente Guallart est à l’origine d’un projet de quartier autosuffisant visant à garder son fonctionnement même en cas de pandémie. L’architecte a remporté un concours lancé par le gouvernement chinois avant la crise sanitaire. Il s’agissait d’imaginer la nouvelle ville de Xiong’an, située à environ 100 km au sud de la capitale Pékin. Vicente Guallart et son équipe ont donc élaboré ce projet durant la crise et ont imaginé ces bâtiments “post-Covid”.

Il est question d’un quartier pouvant accueillir 3 000 personnes et qui pourrait selon l’architecte se comparer aux différentes couches d’un oignon. En effet, le projet s’intéresse à l’échelle du logement, mais aussi à celle du bâtiment, du quartier puis de la ville en général. Vicente Guallart a élaboré son projet en partant du constat que la crise actuelle a montré notre faiblesse face aux catastrophes. Selon lui, il est donc nécessaire de créer des structures, des villes et des bâtiments permettant d’être plus forts en tant qu’individus ainsi qu’en tant que communautés.

bureaux quartier covid
Crédits : Guallart Architects
serres quartier covid
Crédits : Guallart Architects

Le mot d’ordre : autonomie

Chaque bâtiment intègre des logements, mais aussi des serres afin d’assurer une autonomie alimentaire. S’y trouvent également un marché, des bureaux, un jardin d’enfants, une piscine ainsi qu’une caserne de pompiers. Il est également question d’une autonomie énergétique, mais surtout d’un retour de l’industrie dans la ville. Vicente Guallart a ici notamment pris comme exemple la pénurie de masques et la réaction de nombreuses personnes et sociétés ayant lancé leurs productions pour sauver des vies.

L’architecte a aussi réfléchi à l’individu et aux bouleversements des modes de vie en raison du coronavirus. Ainsi, le projet intègre la notion de télétravail, mais également d’école à la maison. Or, ceci impliquait de repenser l’espace, une problématique ayant fait son apparition durant le confinement. Ainsi, il est désormais davantage question d’ouvertures sur l’extérieur, qu’il s’agisse de terrasses prolongeant le salon, mais aussi de serres, de jardins et d’espaces récréatifs au niveau des toits.

Voici une vidéo de présentation publiée par Cities Today :