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En cas de reconfinement, la compagnie d’un animal sera bénéfique pour la santé mentale

©️ Eliens / Pixabay

Une étude britannique estime que les animaux de compagnie ont représenté un soutien de poids lors du confinement. Les animaux ont permis aux personnes de garder le moral, et donc de préserver leur santé mentale.

Une grande aide émotionnelle lors du confinement

De nouvelles recherches témoignent des bienfaits d’avoir un animal de compagnie chez soi. L’étude de l’Université d’York (Royaume-Uni) publiée dans la revue Plos One le 25 septembre 2020 évoque en effet l’apport bénéfique pour la santé mentale des animaux durant le confinement. Les chercheurs ont pris pour base le confinement au Royaume-Uni qui s’est déroulé du 23 mars 2020 jusqu’au 1er juin. Rappelons qu’en France, le confinement a duré du 17 mars au 11 mai.

Au moyen d’un questionnaire en ligne, les chercheurs ont interrogé 5 926 Britanniques de plus de 18 ans. Le sujet était leur quotidien durant le confinement ainsi que leur rapport avec les animaux. Selon les résultats, 90 % des participants ont soutenu que leur animal de compagnie était d’une grande aide émotionnelle. De plus, 96 % ont affirmé que leur animal avait favorisé chez eux le maintien d’une dynamique active et d’une certaine forme.

Crédits : papagnoc / Pixabay

Moins de stress et un sentiment de solitude réduit

L’étude rapporte que la force de ce lien n’avait pas vraiment de rapport avec l’espèce à laquelle appartenaient les animaux. Néanmoins, il était davantage question de chiens et de chats, ce qui n’est pas une surprise. Pour les chercheurs, avoir un animal a un lien avec des diminutions plus faibles de la santé mentale et à des augmentations plus faibles de la sensation de solitude durant le confinement. Autrement dit, posséder un animal a permis d’atténuer certains des effets psychologiques néfastes du confinement. En revanche, l’étude explique également que les animaux ont été une source d’inquiétude pour leurs maîtres. Beaucoup se sont inquiétés pour leur animal en raison des restrictions d’accès aux soins vétérinaires. Rappelons qu’en France, les visites devaient seulement concerner une urgence.

Si avoir un animal peut réduire une partie du stress psychologique, les directeurs de l’étude déconseillent toutefois d’acquérir un animal seulement pour son confort mental. Effectivement, il faut également penser aux besoins conséquents de ces animaux. Les chercheurs évoquent ici une autre partie de leur travail, stipulant que ne pas subvenir aux besoins de son animal peut avoir des répercussions à la fois sur l’animal et son maître.

Enfin, il faut savoir que cette étude pourrait être critiquée pour sa position. En effet, la population ayant participé ne reflète pas l’ensemble de la population britannique. Citons le fait que parmi les participants, tous n’avaient pas d’animaux. Parmi ces derniers, beaucoup ont déclaré qu’ils aimeraient ou prévoyaient d’en acquérir un. Ainsi, l’étude ciblait les amoureux des animaux. Néanmoins, ceci ne remet pas en cause le fait que posséder un animal est bénéfique pour la santé mentale.