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En cas de disparition des humains, que deviendraient nos animaux ?

Crédits: Seaq68 / Pixabay

Les humains pensent souvent à la fin du monde et l’arrivée d’un monde post apocalyptique. Mais nous nous demandons plus rarement ce que deviendraient nos animaux si l’espèce humaine disparaissait.

Aucune difficulté pour les chats

«Sera-t-il facile pour les chiens et chats domestiqués de retrouver leurs instincts sauvages lorsque les humains auront disparu de la Terre, ou mourront-ils de faim ?», une question posée sur la plateforme Quora le 5 septembre 2020.

Simon Labrunie, maître de conférences à l’Université de Lorraine, a répondu à cette question. L’intéressé évoque tout d’abord les chats, pour qui la disparition de l’humain ne poserait aucun problème. Les villes et les campagnes du monde sont pleines de chats “harets”. Ce terme désigne des animaux domestiqués depuis longtemps mais ayant finalement retrouvé leur état sauvage.

Simon Labrunie estime qu’il y a des milliers d’années, le chat a conclu une sorte d’association avec l’Homme. Il n’aurait donc pas été “choisi” comme c’est le cas du chien. Autrement dit, le chat a conservé un instinct solide, et donc sa vivacité de chasseur. Ceci est prouvé par le fait que même les chats les mieux nourris restent capables d’attraper des souris. Pouvant grimper aux arbres, ils pourraient également se mettre à l’abri d’une partie des plus gros prédateurs.

chat lézard
Crédits : iStock

Plus compliqué pour les chiens

En revanche, Simon Labrunie est moins optimiste concernant les chiens. Il est question d’une domestication plus ancienne mais surtout, le choix des humains s’est porté sur des races ayant le moins de caractère par rapport à leur ancêtre sauvage. Par exemple, l’instinct de chasse a beaucoup disparu, même dans le cas des races les plus adaptées. N’importe quel chien aujourd’hui est moins intelligent qu’un loup. Autrement dit, les chiens (même les plus gros) ne pourraient pas représenter une concurrence écologique. En ce qui concerne les races plus petites, celles-ci entreraient en concurrence avec de nombreux animaux. Citons par exemple les félins, les chacals, les coyotes et autres renards.

Il est toutefois difficile de se prononcer sur la situation globale en cas de disparition totale de l’humain. Une population de chiens pourrait très bien subsister quelque part sur Terre à l’état sauvage. Les effets de la disparition de l’Homme pourraient varier entre les continents et autres zones du globe. Enfin, il ne faut pas oublier certains autres animaux comme les marsupiaux. À l’époque de leur arrivée en Australie via les aborigènes, ils n’avaient que quelques millénaires de domestication. Ils étaient sûrement moins transformés et dépendants de l’Homme que beaucoup d’espèces.