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En Arctique, les feux de forêts sont si importants qu’on peut les observer depuis l’espace

Crédits : Observatoire de la Terre de la NASA / Joshua Stevens

Groenland, Sibérie, Alaska : d’importants feux de forêt sévissent actuellement dans les régions arctiques. En témoignent ces nouvelles photos prises depuis l’espace.

L’Arctique, qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, accuse depuis quelques semaines des épisodes de chaleur exceptionnels. On relevait, début juillet, pas moins de 32 °C à Anchorage, en Alaska. Plus récemment, le 14 juillet dernier, on relevait 21 °C à la station d’Alert, au Canada. Un record pour une latitude aussi septentrionale. Et forcément, qui dit chaleur exceptionnelle, dit également risque d’incendie. Ils se déclarent actuellement par dizaines dans les régions nord. Au Groenland, en Sibérie et en Alaska notamment.

Des événements sans précédent

Les feux de forêt dans l’Arctique ne sont pas rares. Ça arrive. Mais ils semblent depuis quelques années de plus en plus importants et de plus en plus nombreux à cause du réchauffement de la planète. Des événements jugés “sans précédent” par les climatologues. Pour preuves, ces nouvelles photos prises depuis l’espace. En Russie, ci-dessous, pas moins de 11 régions sont actuellement en flammes. Les panaches de fumée viennent également lécher les zones voisines.

Au 22 juillet, on considérait que les flammes avaient déjà brûlé 89 076 hectares de terrain dans la région d’Irkoutsk, ou encore 38 930 hectares dans celle de Krasnoïarsk.

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Feux de forêt en Russie, le 21 juillet dernier. Crédits : Pierre Markuse/Flickr/CC BY 2.0

Même chose ci-dessous au Groenland, dans la municipalité de Qeqqata :

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Crédits : Pierre Markuse/Flickr/ CC BY 2.0

Ou encore en Alaska, qui observe cette année plus de la moitié des terres brûlées aux États-Unis :

Un véritable cercle vicieux

Et forcément, il y a des conséquences. En plus de transformer les forêts en terres désolées, ces incendies libèrent dans l’atmosphère plusieurs dizaines de mégatonnes de CO2.  Rien qu’au mois de juin, ces feux auraient libéré dans l’atmosphère autant de dioxyde de carbone que la Suède en un an. Autre conséquence : la suie. En retombant sur la banquise, la suie assombrit en effet les surfaces, ce qui a pour effet de réduire le pouvoir réfléchissant de la glace, accélérant sa fonte en stimulant l’absorption du rayonnement solaire.

L’Arctique souffre donc, et ça ne devrait pas s’arranger dans le futur. En témoigne un récent rapport de l’ONU, nous apprenant que même si nous stoppions dès demain toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, la région devrait encore se réchauffer de 5 degrés Celsius d’ici la fin du siècle. Autrement dit, les régions nord sont d’ores et déjà condamnées.

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