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Elon Musk annonce le lancement prochain de Neuralink : l’interface cerveau-machine

Crédits : iStock

Elon Musk vient d’annoncer que Neuralink – sa startup dédiée à la neurotechnologie – espérait pouvoir commencer à implanter des dispositifs dans le cerveau humain dès l’an prochain.

Après Tesla et SpaceX, Elon Musk lançait en 2016 Neuralink, une entreprise dont le but est de mettre au point une interface Homme/machine pour connecter le cerveau. L’intention, très futuriste, était bien réelle. L’homme aurait même déjà investi plus de 100 millions de dollars dans la société depuis son inauguration. Malgré tout, on en savait jusqu’à présent très peu sur “l’avancée des travaux”. Elon Musk a tenu à rectifier le tir, hier, en communiquant certains détails sur YouTube. Notamment sur la création d’un implant cérébral visant à piloter un ordinateur par le cerveau.

Des fils dix fois moins épais qu’un cheveu humain

De tels implants ont déjà été développés. Notamment en 2006, avec la technologie BrainGate. Le problème, c’est qu’à l’époque, les “fils” implantés dans le cerveau étaient rigides. Donc dangereux. La nouvelle technologie Neuralink proposera cette fois, accrochés à une puce de 4 mm sur 4 mm, des “fils” de polymère souples de quatre à six micromètres d’épaisseur. Soit 10 fois moins épais qu’un cheveu humain. De quoi accompagner les mouvements naturels du cerveau. Il y en aurait 96 au total, chacun pouvant proposer 32 électrodes.

Tous ces “fils” traverseront donc le crâne pour atteindre le cerveau. Un boîtier externe serait également placé derrière l’oreille, capable de se connecter sans fil à l’implant et à un smartphone. On apprend également que chaque fil d’électrode sera inséré à l’aide d’un robot de précision au cours d’une procédure sûre et indolore (par laser).

Elon Musk lors de sa présentation de Neuralink, le 16 juillet 2019. Crédits : Capture YouTube/Neuralink

Un premier objectif thérapeutique, et après ?

Au départ, ces implants viseront à permettre aux personnes paralysées de commander un ordinateur par le cerveau. La système pourrait également être utilisé pour traiter des troubles cérébraux, tels que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. À terme, on imagine également un humain “amélioré”, capable de transférer pensées et mémoires, ou encore de booster ses capacités cognitives.

On n’en est pas encore là. Elon Musk explique en effet que ses chercheurs ne travaillent pour l’heure que sur des modèles animaux. Principalement des rats. Mais on apprenait hier qu’un singe avait déjà réussi à contrôler un ordinateur grâce à cette nouvelle technologie. Musk espère néanmoins que des premiers essais pourront être effectués chez l’Homme dès l’année prochaine. Tout dépendra finalement de la réaction de la FDA américaine, qui donnera ou non son feu vert.

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