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Elle avait un ver dans le visage, qui lui rampait sous la peau

Crédits : The New England Journal of Medicine

Lorsque cette jeune femme russe remarqua une petite boule logée sous son œil gauche, elle prit un selfie pour constater le renflement inhabituel. Puis, quelque chose d’encore plus étrange est arrivé : la boule s’est déplacée.

Pendant une semaine, la jeune femme suivit alors cette masse mystérieuse qui se déplaçait sous la peau de son visage. Cinq jours après avoir remarqué la masse, celle-ci migra au-dessus de son œil gauche. Puis 10 jours plus tard, elle s’était logée sous la lèvre supérieure. Peu de temps après le dernier changement, la femme de 32 ans est allée chez un ophtalmologiste, qui observa effectivement une grosseur, alors située sous la paupière supérieure gauche, peut-on lire dans le New England Journal of Medicine. Il s’est avéré que la femme avait sous la peau un type de ver parasitaire appelé Dirofilaria repens.

Ces vers filiformes infectent naturellement les chiens, les chats, les renards et autres mammifères sauvages, et vivent généralement dans le tissu sous la peau. Les humains sont des hôtes « accidentels ». Une fois qu’un ver pénètre sous la peau d’un humain, il ne peut généralement pas se reproduire. Ceux-ci sont propagés par les piqûres de moustiques, et des cas similaires ont d’ailleurs été signalés dans certaines régions d’Europe, d’Asie et d’Afrique. La jeune femme, elle, avait récemment voyagé dans une zone rurale en dehors de Moscou. Elle expliqua avoir été piquée à de nombreuses reprises par des moustiques.

Selon le docteur Vladimir Kartashev, professeur de médecine à l’Université de médecine publique de Rostov, en Russie, qui a soigné la patiente, plus de 4 000 cas humains ont été diagnostiqués en Russie et en Ukraine depuis 1997. Et ces cas ont augmenté ces dernières années. En Russie et en Biélorussie, le nombre de situations similaires signalées est passé de huit en 1997 à près de 200 en 2012. Chez les humains, l’infection parasitaire se manifeste habituellement sous la forme de « grumeaux » sous la peau, et parfois ceux-ci – ou plutôt, les vers – se déplacent (chez environ 35 % des patients).

Aussi horrible que cela puisse paraître, le traitement est relativement simple : une petite opération chirurgicale suffit.

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