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Cet éléphant devenu orphelin refuse de quitter le corps de sa mère

Crédits : Tim Strater / Wikimedia Commons

Une scène extrêmement émouvante s’est déroulée le mois dernier dans un parc national situé au Kenya. En effet, un jeune éléphant âgé de seulement 5 mois s’est retrouvé orphelin et a refusé d’abandonner le corps inanimé de sa mère. Fort heureusement, après avoir passé plusieurs heures à veiller, cet éléphanteau a finalement pu être secouru par une organisation locale avant d’être transféré dans un orphelinat. 

Alors que de nombreux spécialistes sont persuadés que les éléphants ressentent des émotions similaires aux nôtres, ce n’est certainement pas le comportement de cet éléphanteau qui va leur donner tort. Après que sa mère fut décédée des suites d’une infection interne dans le parc national de Samburu, des membres du David Sheldrick Wildlife Trust (DSWT), du Kenya Wildlife Service et de l’ONG « Save The Elephant » purent observer le bébé s’obstiner à rester près de la dépouille durant plusieurs heures.

Plus tard dans la nuit, le petit se serait enfin éloigné, probablement pour rechercher le reste de sa famille. Alors que les membres de l’équipe de surveillance savaient qu’il ne serait pas en mesure de se nourrir et de se défendre seul, ils tentèrent vainement de le rattraper pendant près deux heures. Finalement, il aura fallu attendre le lendemain matin pour que le jeune éléphant soit capturé et transféré à l’orphelinat du David Sheldrick Wildlife Trust de Nairobi.

Aujourd’hui surnommé Sokotei, il a pu être intégré auprès des autres orphelins après que sa déshydratation ait été soignée. Tout comme les autres pensionnaires, il sera élevé dans ce centre jusqu’à l’âge de 3 ans avant d’être définitivement rendu à la vie sauvage dans le parc national de Tsavo.

Les éléphants, des animaux très similaires à l’espèce humaine

Comme le souligne Daphne Sheldrick, fondatrice du DSWT, les humains et les éléphants ont de nombreux traits en commun. Ils partagent en effet avec nous un important sens de la famille, de la mort et chaque individu de l’espèce a une personnalité qui lui est propre. Cette dernière ajoute d’ailleurs que ces animaux « sont très affligés par la perte de leurs proches, peuvent verser des larmes et même souffrir de dépression ».

Sources: sheldrickwildlifetrustmaxisciences