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Perseverance se prépare pour une nouvelle tentative d’échantillonnage

Crédits : NASA/JPL

Perseverance se prépare pour sa deuxième tentative d’échantillonnage de la planète rouge. Cette fois, le rover cible une roche retrouvée à plus de 450 mètres de la première. L’équipe a également modifié le processus dans le but de mettre toutes les chances de son côté.

Débarqué sur Mars en février 2021, Perseverance se concentre depuis plusieurs semaines sur le véritable cœur de sa mission : récolter des échantillons qui seront ensuite rapportés sur Terre dans le cadre d’une mission ultérieure pour être analysés avec une instrumentation de pointe et isoler d’éventuelles traces de vie passée. Du moins, c’est le plan. Cependant, l’exploration spatiale n’a jamais été simple.

Les commandes visant à prélever le premier échantillon ont été envoyées au rover le 5 août dernier (sol 164). Le matin du vendredi 6 août, l’équipe s’est réunie pour assister à l’arrivée des données. Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à ce qu’ils soient informés quelques heures plus tard que le tube d’échantillonnage… était vide. Il s’est finalement avéré que la roche dans laquelle Persevrance avait foré était beaucoup plus molle que les chercheurs ne l’avaient imaginé. La roche s’était alors simplement émiettée en poudre sous la perceuse.

Une deuxième tentative programmée

Qu’à cela ne tienne, l’équipe de mission est déjà prête pour une deuxième tentative. Le rover s’est positionné il y a quelques jours à côté d’un nouvel affleurement rocheux surnommé “Rochette”, à environ 455 mètres du premier site d’échantillonnage. Cette roche, positionnée au sommet d’une crête nommée Citadelle, a survécu à des millénaires d’érosion éolienne, suggérant qu’elle devrait résister plus facilement au processus de forage.

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Un gros plan de Rochette. Crédits : NASA/JPL-Caltech.

Pour cette seconde tentative, les ingénieurs vont procéder un peu différemment. Avant de tenter de prélever la roche, Perseverance utilisera son bras robotique pour “abraser” sa surface pour examiner comment elle réagit. Ensuite, pendant le processus d’échantillonnage, la caméra Mastcam-Z du rover observera à l’intérieur de la cartouche pour s’assurer qu’elle soit pleine avant d’être scellée. Avec un peu de chance, le rover aura cette fois de bonnes chances de réussir à prélever un échantillon.

Notez que le premier tube d’échantillonnage vide ne sera pas laissé sur la surface de Mars, mais rapporté sur Terre. Bien qu’il ne contienne aucune roche, il contient un peu d’atmosphère martienne, ce qui pourrait être tout aussi intéressant à étudier. C’est toujours ça de pris.

Ce n’est évidemment pas la première fois que la géologie martienne déroute les scientifiques. Le rover Curiosity a en effet déjà foré dans des roches plus dures ou plus cassantes que les responsables de mission ne l’avaient prévu. En janvier dernier, le capteur de flux de chaleur HP3 de la mission InSight, qui était censée forer jusqu’à deux mètres sous terre pour étudier l’intérieur de la planète, n’a pu s’enfoncer qu’à quelques dizaines de centimètres, car le sol n’offrait pas les frottements attendus. La NASA avait finalement dû abandonner son instrument.