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Ebola ne serait plus incurable

Le virus Ebola. Crédits : NIAID/Flickr

Ebola plus incurable ? C’est l’information communiquée par une équipe de chercheurs, suite aux tests réussis de deux médicaments lors d’un essai clinique mené en République démocratique du Congo.

Il y a quelques semaines, l’épidémie d’Ebola venait une nouvelle fois d’être déclarée “urgence sanitaire mondiale” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La situation était en effet devenue de plus en plus critique en République démocratique du Congo, avec un bilan de plusieurs centaines de morts cette année. Mais une lueur d’espoir semble se dessiner à l’horizon. Des chercheurs ont en effet “profité” de cette nouvelle épidémie pour tester quatre nouveaux traitements. Deux d’entre eux auraient réduit de manière significative le taux de mortalité des patients infectés. Au point que le virus Ebola pourrait ne plus être considéré comme une maladie incurable, peut-on lire.

Le traitement ZMapp, utilisé lors de l’épidémie massive d’Ebola en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée, ainsi que l’antiviral Remdesivir, vont donc être mis au placard, au profit de deux nouveaux anticorps monoclonaux. REGN-EB3 d’une part, signé du fabricant américain Regeneron Pharmaceuticals Inc. Et mAb11, développé par l’Institut national américain de l’allergie et des maladies infectieuses.

Crédits : World Bank Photo Collection

Des taux de mortalité considérablement réduits

Ces deux approches se sont en effet montrées considérablement plus efficaces. Le taux de mortalité global induit par l’utilisation des anticorps REGN-EB3 était le plus faible (29 %). Tandis que le taux de mortalité de l’anticorps monoclonal 114 était de 34 %. Le taux de mortalité des deux autres traitements était bien supérieur (49 % pour ZMapp et 53 % pour Remdesivir). Ces données concernaient généralement des patients diagnostiqués après quatre jours de symptômes. Ce qui réduit les chances de survie.

Les résultats étaient en revanche beaucoup plus prometteurs lorsque les patients étaient diagnostiqués très tôt. Quelques heures seulement après l’apparition des premiers symptômes (vomissements et diarrhée, principalement). Si le taux de mortalité était de 24 % pour le traitement ZMapp, et de 33 % avec Remdesivir, il n’était que de 11 % avec l’anticorps monoclonal 114, et seulement 6 % avec les anticorps REGN-EB3.

Ces deux anticorps sont désormais utilisés dans tous les centres de traitement en République Démocratique du Congo, et l’accent va devoir être mis sur la prévention. Plus tôt une personne sera admise, et plus grandes seront ses chances de survie. « Nous ne nous débarrasserons jamais vraiment d’Ebola, mais nous devrions pouvoir empêcher ces épidémies de se transformer en épidémies majeures aux niveaux national et régional », conclu Jeremy Farrar, directeur de Wellcome et co-président du groupe thérapeutique de l’OMS contre le virus Ebola.

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