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Earthrise : cette incroyable photo de la Terre a été prise il y a 50 ans

Crédits : Wikipédia / William Anders

Il y a 50 ans, William Anders, membre de l’équipage d’Apollo 8, capturait l’une des plus célèbres photo de la Terre grâce à un appareil photo Hasselblad 70 mm. C’était à l’époque la première fois que des Hommes survolaient la Lune.

C’était il y a 50 ans tout pile, la veille de Noël 1968. Apollo 8 avait été lancé depuis le Kennedy Space Center, en Floride, trois jours plus tôt. La célèbre fusée Saturn V n’avait survolé la Lune que deux fois, mais toujours toute seule. Cette première mission lunaire habitée, qui précéda le premier pas posé par l’Homme sur notre satellite, en était alors à son quatrième tour de Lune, lorsque la Terre apparut à travers le hublot, suspendue dans le vide.

« Earthrise »

Les trois astronautes sont d’abord estomaqués : «Wow, n’est-ce pas splendide ?!», s’exclame Anders. Frank Borman lui répond alors : «Hey, ne prend pas cette photo, ce n’est pas programmé». C’est ici du second degré. L’équipage, composé de Frank Borman, William Anders et James Lovell, s’apprêtait au même moment à lire des passages de la Genèse pour une émission télévisée. Mais il y avait plus important à l’oeuvre.

Une première photo sera prise en noir et blanc par Borman. William Anders prit ensuite son Hasselblad 70 mm, régla la mise au point et captura cette image, baptisée « Earthrise » (Lever de Terre) qui reste aujourd’hui l’une des plus importantes de toutes l’histoire de la photographie.

Surface lune lunaire NASA
Surface Lunaire
Crédits : WikiImages / Pixabay

«C’est la seule maison que nous ayons»

Le magazine Time and Life avait à l’époque présenté cette photo comme une image marquante. « Earthrise » n’eut pourtant pas d’impact immédiat, raconte The Guardian. Mais peu à peu, «les gens ont compris que nous vivions sur cette planète fragile et que nous devions en prendre soin», note Anders. Même l’astronaute, qui soutenait avec ferveur la guerre froide contre les Russes, a changé grâce à cette nouvelle perspective.

«C’est la seule maison que nous ayons et pourtant nous sommes occupés à nous tirer dessus, à faire planer la menace d’une guerre nucléaire et à porter des ceintures explosives, dit-il. Cela m’étonne». D’un point de vue plus personnel, «cela a vraiment sapé mes croyances religieuses, poursuit l’astronaute. L’idée que les choses tournent autour du Pape et que « là-haut », il y ait un super-ordinateur qui se demande : « Billy (son surnom, ndlr) a-t-il été un bon garçon hier ? » Cela n’a aucun sens. Je suis dès lors devenu un grand ami de Richard Dawkins (biologiste et théoricien de l’évolution, ndlr)».

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