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Les e-commerces mettent-ils en danger les commerces traditionnels ?

Crédits : Photo Mix - Pexels

En 2017, plus de 90% des Français ont navigué sur le web. Il est indéniable que l’internet fait désormais partie de notre quotidien. Certes, les e-commerces possèdent des avantages incontestables, mais cet engouement pour le web se fait-il au détriment des commerces traditionnels ? Une cohabitation entre ces deux secteurs est-elle possible ? Focus sur l’impact du digital sur les commerces traditionnels.

Le secteur du e-commerce en constante ascension

Rappelez-vous il y a vingt ans, lorsque l’internet n’en était qu’à ses débuts. Certes, il est difficile de s’en souvenir lorsqu’on voit l’évolution qu’il a suivie jusqu’à aujourd’hui. En effet, le développement du secteur du e-commerce ces quinze dernières années a été plus qu’impressionnant : avec un chiffre d’affaires de 64,9 milliards d’euros en 2014, une progression de l’activité de 14% en 2015 et une augmentation de 10% en 2016 – soit un chiffre d’affaires de 70 milliards d’euros -, le développement du e-commerce semble en très bonne santé et risque de ne pas s’arrêter là.

Ces chiffres de la Fédération E-­commerce et vente à distance (FEVAD) sont d’autant plus impressionnants lorsque l’on sait que la France traversait une période de crise économique en 2014. C’est en effet l’un des rares secteurs qui a généré de l’emploi durant cette période. Toujours selon la FEVAD, le e-commerce comptait près de 100.000 emplois en fin d’année 2014, dont plus de 12.000 créés en 2013. Ajoutez à cela les 21% des sites marchands ayant embauché en 2016 et l’on arrive à un taux d’emploi fortement intéressant. Sans compter que les différentes missions dans le digital semblent se multiplier : webmasters, rédacteurs, référenceurs, animateurs de communautés, de même que les profils recherchés pour remplir ces missions.

Sans aucun doute, le e-commerce a un bel avenir et nous promet de nombreuses prouesses.

Quid des commerces traditionnels ?

Alors que les lois de la physique soutiennent que “Rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme”, on peut alors se demander si l’essor des e-commerces ne se fait pas au détriment des commerces traditionnels.

Prenons l’exemple de l’industrie du casino : les plate-formes de casino en ligne sont elles aussi en pleine prolifération, ce qui n’est pas surprenant étant donné les nombreux avantages proposés par de tels services, à l’image des derniers free spins, bonus sans dépôt et de bienvenue de casinoonlinefrancais.fr. Cette tendance induit immanquablement une baisse de fréquentation des casinos traditionnels. Ces derniers rencontrent alors des difficultés financières et nombre d’entre eux frôlent de près ou de loin la faillite. L’état de New York en est la preuve, avec cinq établissements sur douze ayant fermé leurs portes ces trois dernières années. L’on entre alors dans un cercle vicieux sans fin où les amateurs de jeux d’argent se rétractent sur des services en ligne, faute de casinos traditionnels à proximité; de leur lieu de résidence. Et la boucle continue…

Certaines personnes âgées ne se sont jamais intéressées à la toile, voire ne possèdent pas d’ordinateur à la maison. Vu sous cet angle, il n’est pas surprenant de voir les générations plus anciennes s’effrayer du développement des e-commerces.

Utiliser la complémentarité du e-commerce pour sauver le commerce traditionnel

Ainsi, la seule manière pour un commerce traditionnel de faire face à la révolution du digital est d’en utiliser la complémentarité. En effet, bien que les services web offrent des avantages incontestables, notamment l’élimination des barrières géographiques, la rapidité de complétion du processus d’achat ou encore la multiplication des informations sur les produits et services désirés, les commerces traditionnels, eux aussi, offrent des avantages que le web peut difficilement concurrencer.

Par exemple, malgré le développement de chats sur de nombreux sites commerciaux, bien souvent automatisés d’ailleurs, ce type de support ne vaudra jamais un réel contact social avec le client en personne. La preuve en est, nombreux sont les consommateurs qui réalisent leurs recherches sur le net pour finalement passer à l’achat en boutique afin d’être conseillés par des spécialistes qui pourront confirmer les informations tirées d’internet.

Sans compter que la toile est désormais devenue une base essentielle à la diffusion de la bonne notoriété d’une entreprise et, donc, de l’acquisition de nouveaux clients. La gestion d’une communauté est d’ailleurs devenue un rôle à part entière : le community manager a pour unique mission de veiller à la bonne réputation de la marque sur les réseaux sociaux.

Les e-commerces sont donc un support essentiel au bon développement d’une entreprise : ils génèrent finalement de l’activité pour les commerces traditionnels. Les entreprises qui l’ont compris et qui ont su développer une stratégie digitale appropriée à la transition numérique actuelle ont donc toutes les chances de s’en sortir. En revanche, un commerce qui resterait fermé à ce changement de comportements aura peu d’espoirs de faire face à une concurrence plus à jour dans l’évolution du web.

Et dans dix ans, où en serons-nous ?

Malgré tout, le web évolue très vite et il est difficile d’imaginer ce que seront les commerces dans dix ans de ça. Même avec une stratégie digitale à la pointe du numérique, les mœurs évoluent à grande allure est il est probable que certains commerces qui apparaissent encore indispensables aux consommateurs sous forme traditionnelle à l’heure actuelle finissent par disparaître dans les années à venir. Mais ça, seul l’avenir nous le dira…