Depuis l’apparition des cigarettes électroniques, le débat autour des risques pour la santé face aux cigarettes classiques semble être sans fin. Une étude américaine récente pointe toutefois un risque particulier lié à la manière de fumer les e-cigarettes.

La manière de consommer les e-cigarettes semble importante

Depuis plusieurs années, les études sur la cigarette électronique s’accumulent. Il faut dire qu’il s’agit d’une véritable question de santé publique. En effet, aux États-Unis, une personne sur vingt est adepte du vapotage. Or, les résultats de ces différentes recherches sont assez mitigés. En 2019, des chercheurs affirmaient par exemple qu’une molécule toxique présente dans les liquides pouvait endommager les organes vitaux. Une autre étude de 2020 soulignait néanmoins d’indéniables bénéfices à court terme.

Dans un communiqué publié le 1er mars 2022, une équipe du centre médical NYU Langone Health a détaillé deux nouvelles études sur le sujet. Si l’on considère généralement que les e-cigarettes génèrent moins de risques que les cigarettes classiques, les scientifiques affirment que les effets néfastes sur certaines parties du corps dépendraient de la manière de les consommer.

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Crédits : DedMityay / iStock

Des résultats à approfondir

Ce n’est pas un scoop : l’e-cigarette est considérée comme étant moins nocive que les autres en raison de l’absence de combustion. Néanmoins, d’autres produits rendraient les cigarettes électroniques nocives à leur façon. Les responsables de l’étude affirment donc que pour évaluer les risques potentiels, il ne suffit pas de s’intéresser aux conséquences au niveau des poumons. Pour les spécialistes, il faut prendre connaissance du parcours de consommation ou plutôt de la manière de consommer. Par exemple, il faut savoir que les fumeurs d’e-cigarette ont tendance à souvent recracher la fumée par le nez.

L’étude a ainsi réuni 123 vapoteurs et 122 fumeurs de cigarettes traditionnelles. Or, 63 % des vapoteurs recrachaient la fumée par le nez contre 22 % des fumeurs classiques. Pour les scientifiques, il est possible que cela expose les fumeurs d’e-cigarette à davantage de risques au niveau du nez et des sinus. Une autre étude a alors été menée par la même équipe, celle-ci ayant conclu à une présence de cellules inflammatoires dans les narines dix fois plus importante chez les vapoteurs que chez les autres.

Néanmoins, ces recherches méritent d’être approfondies et de l’aveu même des scientifiques, le recul sur la consommation d’e-cigarettes n’est pas encore suffisant. En effet, la progressive démocratisation du vapotage a débuté il y a moins d’une vingtaine d’années.