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Voici la durée idéale d’un câlin selon la science

Crédits : fizkes / iStock

Se faire des câlins joue un rôle important pour la lutte contre le stress et la déprime. Toutefois, des chercheurs britanniques estiment qu’un câlin trop court est tout simplement inutile. Dans leur étude, ils ont même donné la durée idéale d’une étreinte pour recevoir tous ses bienfaits.

Un geste source de bienfaits

Geste d’amour ou d’amitié sincère, le câlin est source de bienfaits. Il y a quelques mois, une étude sur deux décennies a par exemple permis de démontrer que faire des câlins aux bébés permet une meilleure empathie à l’âge adulte. Toutefois, le câlin est également connu pour agir comme un antistress et anti-déprime. Ce geste favorise en effet la libération d’endorphine, de dopamine et d’ocytocine, autrement dit les hormones du bonheur et du plaisir. Enfin, cela permet aussi la réduction de la tension artérielle et du rythme cardiaque.

Mais combien de temps un câlin doit-il durer pour être bénéfique ? Cette question a trouvé réponse grâce à une étude publiée dans la revue Acta Psychologica en novembre 2021. Les chercheurs de l’Université de Londres (Royaume-Uni) sont formels : un câlin de moins de cinq secondes est tout simplement inutile.

L’étude a réuni 48 volontaires pour une première expérience où ils avaient pour mission de se faire des câlins de différents types avant de noter leurs impressions. Selon les résultats, les câlins d’une seconde sont les moins agréables et moins « maîtrisés ». En revanche, les câlins de cinq à dix secondes sont les plus appréciés et les plus bénéfiques. Les scientifiques ont également expliqué que le sentiment de bien-être était plus fort juste après le câlin. Cependant, ces bienfaits se feraient encore sentir jusqu’à trois minutes après l’étreinte.

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Crédits : nortonrsx / iStock

Quid de la position des bras ?

Par ailleurs, les scientifiques ont tenté de déterminer s’il y avait une position idéale des bras à adopter. Cette seconde expérience ayant rassemblé 206 personnes nécessitait d’avoir les yeux bandés. Le but ? Éviter que les retours visuels n’influencent la perception tactile. Les résultats ont démontré que la position des bras (sur les épaules, croisés ou dans le dos) n’a aucune influence sur l’émotion que les volontaires ont ressentie. Le temps est donc la donnée prépondérante dans les bienfaits du câlin.

Enfin, si se faire des câlins est bénéfique suivant sa durée, étreindre un arbre est en revanche une mauvaise idée. Cette pratique entrant dans le cadre de la sylvothérapie peut générer de fortes démangeaisons pouvant s’étendre au-delà des zones du corps ayant été en contact avec l’arbre. Toutefois, selon Christophe Bouget, chercheur au laboratoire Écosystèmes forestiers EFNO de l’IRSTEA, il semblerait surtout que cela concerne certaines espèces d’arbres telles que les chênes et les charmes.