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Sport : 12 minutes d’exercices intenses suffisent pour faire la différence

Crédits : RyanMcGuire/pixabay

Une étude nous révèle que de courtes périodes d’exercices peuvent modifier plus de 80% des métabolites circulants dans notre sang, ce qui peut influencer notre santé cardiométabolique et cardiovasculaire à long terme.

L’activité physique n’est pas seulement un moyen efficace de perdre du poids ou de conserver sa ligne, elle contribue également à prévenir bon nombre de maladies chroniques, mentales et/ou liées à l’âge. Néanmoins, ce n’est pas tout. D’après une étude récente, de courtes périodes d’exercices vigoureux peuvent également produire des effets “remarquables” sur les métabolites circulant dans le corps. Par extension, cela peut conduire à l’amélioration d’un large éventail de fonctions corporelles.

On en sait beaucoup sur les effets de l’exercice sur les systèmes cardiaque, vasculaire et inflammatoire du corps, mais notre étude fournit un aperçu complet de l’impact métabolique de l’exercice en reliant les voies métaboliques spécifiques aux variables de réponse à l’exercice et aux résultats de santé à long terme“, explique Gregory Lewis, spécialiste de l’insuffisance cardiaque et de la transplantation cardiaque au Massachusetts General Hospital (MGH).

Ce qui nous a frappés, ce sont les effets qu’une brève séance d’exercice peut avoir sur les niveaux circulants de métabolites qui régissent des fonctions corporelles clés telles que la résistance à l’insuline, le stress oxydatif, la réactivité vasculaire, l’inflammation et la longévité“.

Dans le cadre de cette étude, Lewis et son équipe se sont appuyés sur les données de la Framingham Heartont pour examiner les niveaux de 588 métabolites circulants chez 411 hommes et femmes d’âge moyen avant et immédiatement après avoir fait douze minutes d’exercices intenses. Concrètement, les métabolites sont de petites molécules produites par le métabolisme qui représentent l’ensemble des réactions chimiques opérées à l’intérieur de notre corps.

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Crédits : StockSnap/pixabay

Des effets immédiats et à long terme

Les résultats ont révélé des changements favorables dans 85% de ces métabolites. Sur cet échantillon, certains ont évolué de manière très intéressante. Les niveaux de l’un d’eux, le glutamate, un métabolite lié au diabète, aux maladies cardiaques et à la diminution de la longévité, ont notamment chuté de 29%. Les niveaux du métabolite DMGV, lié à un risque accru de diabète et de maladie du foie, ont également diminué de 18% en moyenne.

Curieusement, notre étude a également révélé que différents métabolites suivaient différentes réponses physiologiques à l’exercice et pourraient donc fournir des signatures uniques dans la circulation sanguine qui révèlent si une personne est en bonne forme physique, tout comme les analyses sanguines actuelles déterminent le fonctionnement des reins et du foie“, ajoute Matthew Nayor, coauteur de ces travaux. “Des niveaux inférieurs de DMGV pourraient par exemple signifier des niveaux plus élevés de forme physique“.

La Framingham Heart Study, qui a débuté en 1948 et qui regroupe aujourd’hui les données cardiovasculaires de trois générations de participants, a également permis aux chercheurs d’appliquer les mêmes signatures utilisées dans la population étudiée actuelle au sang stocké des générations précédentes. En étudiant les effets à long terme des signatures métaboliques des réponses à l’exercice, ils ont alors pu prédire l’état de santé futur d’un individu et sa longévité.

Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Circulation.