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D’où vient la sensation de satiété ?

Crédits : Flickr

Nous savons que la sensation de satiété a pour origine physiologique le cerveau, mais il faut savoir que des facteurs culturels et psychologiques sont capables d’interférer au niveau de cette régulation.

La sensation de satiété intervenant lorsque nous avons assez mangé prend source dans une zone du cerveau bien précise : l’hypothalamus également responsable de la sensation d’appétit, mais également de la régulation du sommeil ou encore de la température corporelle. À la fin du repas, le gonflement de l’estomac est un signal permettant au cerveau de comprendre que nos besoins en nourriture ont été comblés.

Il s’agit néanmoins d’un « travail d’équipe ». En effet, lorsque les aliments arrivent dans le système digestif, ceux-ci stimulent la sécrétion de molécules et d’hormones. Ces dernières agissent comme des coupe-faim en alertant les neurones anorexigènes tout en inhibant les orexigènes responsables de l’appétit tels que le glucagon provenant du pancréas, la cholecystokinine issue de l’intestin grêle ou encore la leptine secrétée par les tissus adipeux.

Il existe également une étude parue en 2015 indiquant que la flore intestinale a également son rôle à jouer. Des tests pratiqués sur des souris ont prouvé que la célèbre bactérie intestinale Escherichia coli produisait une protéine participant à l’accélération du déclenchement de la sensation de satiété environ une vingtaine de minutes après le début du repas.

Enfin, des facteurs psychologiques et socioculturels peuvent influencer le processus. L’angoisse de trop manger ou encore le plaisir de manger peuvent atténuer la sensation de satiété et inciter notre corps à se nourrir sans que ce dernier en ait réellement besoin. Les aliments eux-mêmes peuvent également altérer la sensation de satiété comme l’indique par exemple une étude expliquant la raison pour laquelle certains d’entre nous sont capables de manger des céréales en quantité importante au moment du petit-déjeuner.

Sources : Science & VieGQ MagazineSciences et Avenir