Alors que l’actuelle pandémie de Covid-19 n’est pas encore derrière nous, certains s’interrogent concernant l’avenir. Dans le cadre de leur étude, des chercheurs australiens ont tenté de déterminer les zones où un prochain virus à l’origine d’une pandémie pourrait apparaître.

Imaginer le point de départ des pandémies de demain

À coup sûr, la pandémie de Covid-19 ne sera pas la dernière que l’humanité devra subir. En avril 2020, un professeur britannique l’avait déjà affirmé dans un article aux forts relents collapsologiques. L’intéressé y mentionnait « une répétition générale pour le type d’effondrement que le changement climatique risque de provoquer ». En effet, ce dernier estime que les perturbations du climat, mais également les incendies sont capables de perturber les routes migratoires des animaux. Ceux-ci sont alors susceptibles de migrer vers des zones plus fraîches, là où les êtres humains sont davantage exposés à des risques de transmission de virus.

Un mois plus tard, un écrivain étasunien évoquait plutôt des risques en lien avec l’élevage intensif. Ce dernier évoquait les autres menaces de pandémies de grippes à virus telles que H1N1 (grippe porcine) et H5N1 (grippe aviaire). Celles-ci sont apparues dans des élevages industriels de porcs et de poulets avant de muter pour contaminer les humains. L’auteur appelait d’ailleurs à changer nos habitudes de vie et de consommation.

Si l’origine de la pandémie de Covid-19 n’est pas encore clairement établie, certains chercheurs imaginent déjà l’avenir. Dans un article paru dans la revue One Health le 8 octobre 2020, des chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Sydney (Australie) ont tenté de déterminer quelles zones du globe seront bientôt les plus à même de devenir le terreau de la prochaine pandémie mondiale.

virus microbe

Crédits : mmmCCC/Pixabay

Deux villes en Inde et en Chine

Les meneurs de l’étude ont réfléchi à des lieux où les interactions homme-animal sont nombreuses. Ceux-ci ont également considéré certains facteurs aggravants tels que les activités humaines. Par exemple, la déforestation est source de destruction de l’habitat des animaux, favorisant leur déplacement et donc les contacts avec les humains. Il est également question de flux et taille de ces  populations.

Les chercheurs ont mentionné l’Afrique subsaharienne ainsi que certaines parties de l’Asie (du Sud et du Sud-Est). Principalement en raison d’un système de santé en échec, l’émergence d’un nouveau virus pourrait ne pas être détectée et contrée rapidement. Deux villes en particulier ont d’ailleurs retenu l’attention des meneurs de l’étude : Mumbai (Inde) et Chengdu (Chine). Or, ces deux cités sont des carrefours de passage importants et sont déjà elles-mêmes très peuplées.

Enfin, l’étude relève également de la mise en garde. Les chercheurs pensent que si rien n’est fait en amont, des centaines de milliers de virus présents chez les mammifères et les oiseaux pourraient contaminer les humains dans un avenir très proche. Selon les scientifiques, il est possible que de nouvelles maladies infectieuses infectent l’humanité tous les 8 mois !