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Dormir moins de 6 heures par nuit favorise les risques de décès prématurés

Dormir moins de six heures par jour pourrait augmenter le risque de cancer et de décès prématuré. Crédits : Pixabay

Dormir moins de 6 heures par nuit augmente les risques de décès prématuré des personnes souffrant d’hypertension, de diabète de type 2, de cardiopathie ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Malgré nos efforts, les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, les AVC et les problèmes d’hypertension restent les principales causes de décès dans le monde. Des études ont déjà reconnu qu’une durée de sommeil suffisante contribuait de manière importante à une bonne santé physique et mentale. Mais l’impact du sommeil sur les conditions mentionnées ci-dessus reste encore sous-évalué. Des chercheurs de la Pennsylvania State College of Medicine se sont penchés sur la question. Leurs travaux ont été publiés dans le Journal de l’American Heart Association.

Pour cette étude les chercheurs ont analysé les données de plus de 1654 adultes âgés de 20 à 74 ans (47,5 ans de moyenne d’âge, 52,5% de femmes et 47,5% d’hommes). Ces personnes ont été séparées en deux groupes : ceux souffrants d’hypertension artérielle de stade 2 ou diabète de type 2 et ceux souffrants de cardiopathie ou sujets aux accidents vasculaires cérébraux. Leurs habitudes de sommeil ont été étudiées en laboratoire entre 1991-1998 puis les chercheurs les ont suivis jusqu’en 2016. Sur l’échantillon, 521 personnes sont décédées.

La durée du sommeil prédit le pronostic de mortalité

Plusieurs conclusions ont ainsi pu être émises :

– Les personnes qui souffraient d’hypertension ou de diabète et qui dormaient moins de 6 heures avaient deux fois plus de risque de mourir d’une maladie cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral.

– Les personnes qui avaient une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral et dormaient moins de 6 heures avaient trois fois plus de risque de mourir d’un cancer.

– Enfin, le risque de décès prématuré des personnes souffrant d’hypertension ou de diabète était négligeable s’il dormait plus de 6 heures par nuit.

femme dormir
Crédits : Pixabay

La durée de sommeil comme un facteur de risque

Pour les chercheurs le message est clair : “notre étude suggère que l’obtention d’un sommeil normal peut protéger certaines personnes atteintes de ces problèmes de santé et de ces risques, explique Julio Fernandez-Mendoza. Une courte durée de sommeil devrait donc être incluse comme facteur de risque”.

Ils évoquent également le fait que les patients concernés pourraient bénéficier de traitements ciblés pour allonger le sommeil et ainsi améliorer leur pronostic vital sur le long terme. Des recherches supplémentaires sont néanmoins nécessaires pour déterminer dans quelle mesure l’amélioration et l’augmentation du sommeil par le biais de thérapies médicales ou comportementales peuvent réellement réduire le risque de décès prématuré.

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