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Un nouveau dinosaure à cornes découvert au Nouveau-Mexique

Crédits : Sergey Krasovskiy

Une équipe de paléontologues annonce avoir identifié une nouvelle espèce de dinosaure à cornes évoluant dans l’actuel Nouveau-Mexique (États-Unis) il y a 82 millions d’années. C’est également l’une des plus anciennes espèces de cératopsidés connus. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue PalZ.

Les cératopsidés forment une famille de dinosaures herbivores comprenant par exemple le célèbre Triceratops. Ces animaux se caractérisaient par des becs, des cornes et collerettes élaborées.

Récemment, des paléontologues ont décrit une nouvelle espèce, dont les restes avaient été découverts en 1996 dans la formation de Menefee, au nord-ouest du Nouveau-Mexique. Ces fossiles avaient été brièvement décrits à l’époque, mais les connaissances recueillies au cours de ces deux dernières décennies ont permis de jeter un nouvel éclairage sur ce spécimen.

Baptisé Menefeeceratops sealeyi, ce dinosaure s’intègre dans la sous-famille des centrosaurinés. Ces derniers présentaient des cornes nasales très bien développées et des collerettes de forme quasi rectangulaires entourées d’épines.

Physiquement, Menefeeceratops était un membre relativement petit de ce groupe, mesurant environ quatre mètres de long. Les représentants du genre Triceratops, qui arriveront plus tard, pouvaient quant à eux atteindre les dix mètres de long.

L’un des plus anciens cératopsidés connus

Plus intéressant, Menefeeceratops sealeyi aurait évolué il y a environ 82 millions d’années, ce qui en fait le membre le plus ancien connu des centrosaurinés. Analysés par des membres du Musée d’histoire naturelle du Nouveau-Mexique et de l’Université de Pennsylvanie, ses restes offrent donc une image plus claire du chemin évolutif de ce groupe de dinosaures avant son extinction à la fin du Crétacé.

À l’époque, ce dinosaure évoluait dans un écosystème prospère. Il partageait son environnement des animaux tels que l’Invictarx, un genre de dinosaure herbivore nodosauridé, et le Dynamoterror, un genre de tyrannosaure mesurant jusqu’à neuf mètres de long. Des hadrosauridés et des dromaeosauridés étaient également présents.

Enfin, en analysant ses restes (des parties du crâne, un avant-bras, les membres postérieurs, le bassin, les vertèbres et les côtes), les chercheurs ont également isolé les signes d’une pathologie potentielle sur au moins une des vertèbres près de la base de sa colonne vertébrale. Celle-ci aurait pu résulter d’une blessure ou d’une maladie mineure, selon l’étude.

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Crédits : PalZ (Paläontologische Zeitschrift)

Les passionnés de paléontologies ont également pu apprécier d’autres découvertes annoncées au cours de ces derniers mois.  Citons celle d’un nouveau dinosaure à bec de canard isolé au Japon, celle d’un nouveau géant au Chili, d’un petit dinosaure de la taille d’un chat reconnu par son empreinte ou encore d’un nouveau grand prédateur en Argentine. En mars dernier, des chercheurs sont même tombés sur les restes d’un dinosaure retrouvé assis sur un nid d’œufs.