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D’ici à 2030, il y aura 250 millions d’enfants obèses dans le monde

Crédits : Pixabay

L’épidémie d’obésité infantile qui est à l’œuvre depuis plus d’une trentaine d’années ne semble pas s’essouffler, bien au contraire. Selon des chiffres officiels, le nombre d’enfants obèses augmente même de façon inquiétante. Ceci serait la faute des gouvernements, dont les efforts ne seraient pas suffisants.

Une augmentation galopante

L’obésité infantile existe depuis longtemps, mais celle-ci a augmenté assez brutalement dans le milieu des années 1980. En ce moment, il y a environ 150 millions d’enfants obèses à travers le monde. Selon la Fédération mondiale contre l’obésité ayant communiqué ses chiffres au Guardian dans un article du 2 octobre 2019, ce nombre devrait atteindre les 250 millions d’ici 2030 !

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à lancé un objectif que les États se sont engagés à atteindre. Il s’agit de stopper l’augmentation du nombre de cas d’obésité infantile entre 2010 et 2025. Or, selon l’OMS et la Fédération mondiale contre l’obésité, seul un pays sur dix a 50 % de chances d’atteindre ce même objectif. Pire encore, 156 pays sur 191 auraient seulement 10 % de chances d’y parvenir.

Rappelons que les enfants obèses ont davantage de risque de développer des maladies cardiaques et du diabète de type 2 à l’âge adulte. Selon la Fédération mondiale contre l’obésité, cette augmentation perpétuelle pourrait bien submerger les services de santé de nombreux pays. Autrement dit, le droit des enfants à bénéficier d’une bonne santé ne serait plus assuré.

La malbouffe est le plus important facteur d’obésité infantile, mais les gouvernements ne feraient pas assez d’efforts pour endiguer l’épidémie.
Crédits : Wikipedia

Pourquoi l’obésité augmente-t-elle ?

Du côté des causes, nous avons évidemment l’omniprésence de la malbouffe orchestrée par l’industrie agro-alimentaire et les grandes enseignes. À cela, ajoutons entre autres la généralisation des transports ainsi que le temps passé devant les écrans, ne favorisant pas l’activité physique Toutefois, les efforts des gouvernements ne seraient pas suffisants pour préserver la santé des plus jeunes.

La Fédération mondiale contre l’obésité estime que les gouvernements agissent peu, ou pas du tout. Or, le problème se trouverait du côté des questions sanitaires se heurtant aux intérêts économiques au sein de la sphère politique. Toutefois, ne pas agir suffisamment contre cette épidémie d’obésité infantile pourrait à terme coûter beaucoup plus cher.

En 2018, nous évoquions également le fait que l’obésité infantile aurait également un lien avec la pollution atmosphérique. Selon l’OMS, plus de 90 % des enfants dans le monde respireraient un air de mauvaise qualité, et l’organisation s’est appuyée sur une étude américaine dont les conclusions sont peu flatteuses. Les résultats ont permis de comprendre que jusqu’à l’âge de 10 ans, les enfants exposés au dioxyde d’azote avaient au moins un kilo de plus que les autres enfants.

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