Pourquoi parle-t-on de diamants de sang ?

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Savez-vous à quoi se réfère les diamants de conflit, aussi appelés diamants de sang ? Ces pierres précieuses financeraient le terrorisme et entretiendraient la misère humaine tout en présentant un impact non négligeable sur l’environnement.

L’ONU définit les diamants de sang comme des diamants bruts exploités par les rebelles pour financer leurs activités terroristes. Malgré le processus de Kimberley censé contrôler l’importation de diamants, l’extraction illégale se poursuit.

Pourquoi parle-t-on de diamants de sang ?

On parle de diamants de sang pour désigner les diamants issus du continent africain et extraits dans des zones de guerre ou de conflit, dont les profits servent à financer des activités criminelles ou des groupes armés commettant des actes de violence allant à l’encontre des Droits de l’Homme (travail forcé, exploitation des enfants, violences physiques, etc.).

Le commerce de diamants, une entreprise lucrative

Dans les années 2000, le commerce des diamants de sang aurait représenté jusqu’à 15% du marché mondial, détenu par de grandes multinationales. Par le passé, nombreux furent les conflits alimentés par le commerce clandestin de diamants, notamment la guerre civile au Libéria et au Sierra Leone. Bien que la plupart de ces conflits aient pris fin, les ONG continuent d’alerter sur les conditions déplorables dans lesquelles sont extraites ces pierres précieuses.

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Le processus de Kimberley, un système de certification sensé contrôler les importations

Né en mai 2000, le processus de Kimberley, forum de négociation réunissant les représentants des États, de l’industrie du diamant et de la société civile, a pour objectif de prévenir l’entrée des diamants de conflits dans le marché international.

L’efficacité du processus a toutefois été remise en question à plusieurs reprises par plusieurs ONG, accusé de ne pas fournir aux consommateurs de garanties suffisantes. Selon l’ONG anglaise Global Witness, membre fondateur du processus de Kimberley s’en étant retiré en 2011, le forum ne résoudrait pas les enjeux sociaux et environnementaux liés aux diamants de sang :

Malgré tous les outils mis en place, le processus de Kimberley a échoué et ne résout pas les problèmes de contrebande, de blanchiment d’argent et d’abus des droits de l’Homme dans le monde.

L’impact des diamants de sang sur l’environnement

En plus de présenter des conséquences sociales désastreuses, les diamants de sang n’épargnent pas l’environnement. Leur extraction demanderait une quantité excessive de déchets miniers contenant du cyanure et du mercure (plus de 15 tonnes pour produire une seule bague), substances toxiques rejetées par la suite dans les cours d’eau, contribuant largement à la pollution fluviale.

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