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Cette nouvelle méthode permettra aux diabétiques de presque se passer d’injections d’insuline !

Crédits : iStock

Un nouveau traitement pourrait bientôt permettre aux personnes souffrant de diabète de type 2 de réguler le taux de glycémie avec une seule et unique injection d’insuline par mois. Les résultats sont rapportés dans la revue Nature Biomedical Engineering.

Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire par un taux trop élevé de glucose (sucre) dans le sang. Cette maladie survient généralement chez les adultes avançant en âge et touche davantage les personnes obèses ou ayant un surplus de poids. Chez un individu sain, le contrôle de la glycémie se fait par l’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas, mais chez une personne atteinte de diabète de type 2, l’organisme devient incapable de réguler la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. Cette maladie chronique demande un traitement individualisé. La stimulation du récepteur du type glucagon-like peptide-1 (GLP1) est l’une des stratégies de traitement prescrites pour traiter la maladie.

Le glucagon-like peptide-1 (GLP-1) est une incrétine, c’est-à-dire une hormone intestinale sécrétée par les cellules L de l’iléon en réponse à un repas. Le GLP-1 fait partie des hormones de satiété. Certains des médicaments antidéflagrants de type 2 de dernière génération contiennent cette molécule. Mais malheureusement, une fois dans la circulation, la durée de vie du GLP-1 n’est que de quelques minutes avant d’être inactivée, ce qui en fait un traitement à long terme peu pratique. En le combinant avec d’autres molécules, il est en revanche possible d’étendre la demi-vie de GLP1, jusqu’à environ 3 à 7 jours, mais les scientifiques recherchent un moyen de ralentir un maximum la décomposition de la molécule, de sorte qu’elle puisse agir le plus longtemps possible.

Une étude récente menée sur des souris et des singes détaille la potentialité d’un nouveau traitement qui permettrait de réduire le nombre d’injections. Une équipe de chercheurs de l’Université Duke à Durham, aux États-Unis, annonce en effet avoir réussi à combiner GLP1 avec une molécule de biopolymère qui se présente comme un liquide à des températures plus froides, mais qui s’épaissit en une substance semblable à celle du gel en réaction à la chaleur corporelle. Une fois dans le corps le médicament est alors libéré plus lentement, permettant de contrôler la glycémie sur une durée beaucoup plus longue avec une seule dose.

Pour tester comment leur nouvelle solution fonctionnerait pour le traitement actuel du diabète, les chercheurs ont essayé le médicament à la fois chez les souris et chez les singes rhésus — deux espèces avec des modèles de diabète bien établis. Côté résultats, la nouvelle solution a contrôlé les taux de glucose pendant 10 jours chez la souris après une seule injection. Chez les singes, dont le métabolisme est plus lent, les effets ont duré jusqu’à 17 jours. Dans les deux cas, les taux de glucose ont été contrôlés sur une durée plus longue que n’importe quel médicament contre le diabète actuellement disponible sur le marché.

L’équipe pense que parce que le métabolisme humain est encore plus lent que celui des singes, le médicament pourrait théoriquement durer plus longtemps chez l’Homme, nécessitant peut-être une seule injection par mois. Bien sûr, il faut attendre les tests cliniques pour s’en assurer. Pour l’heure, l’équipe n’a toujours pas communiqué sur d’éventuels premiers tests et même si les médicaments à base de GLP1 ne sont actuellement pas le traitement de première intention pour les personnes atteintes de diabète de type 2, la méthode semble prometteuse et pourrait être appliquée à d’autres types de médicaments.

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