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Deux très jeunes exoplanètes découvertes, les plus jeunes connues à ce jour

Crédits : Capture vidéo

Lundi 20 juin 2016, ce sont plusieurs équipes différentes d’astronomes qui ont annoncé avoir découvert deux jeunes exoplanètes. Gazeuses et proches de leur étoile respective, elles devraient permettre d’en apprendre beaucoup sur les origines de la formation des systèmes planétaires.

De manière quasi-simultanée, plusieurs équipes distinctes d’astronomes ont annoncé ce lundi 20 juin 2016 la découverte de deux exoplanètes, les plus jeunes connues à ce jour. Les deux sont gazeuses et très proches de leur étoile respective, l’une est un « Jupiter chaud » tandis que l’autre est une « super Neptune« . Toutes deux devraient permettre de mieux comprendre les origines de la formation des systèmes planétaires.

La première, également la plus jeune, orbite autour d’une étoile d’à peine deux millions d’années (l’équivalent stellaire d’un nourrisson d’une semaine). Baptisée V830 Tau, cette étoile est située à 430 années-lumière de la Terre. C’est en scrutant cette étoile qu’a été repérée la présence d’une planète presque aussi massive que Jupiter, sur une orbite 20 fois plus resserrée que celle de la Terre autour du Soleil. Une découverte franco-canadienne qui a été publiée dans la revue Nature, et relatée par le site du CNRS.

La seconde exoplanète très jeune est elle baptisée K2-33b, et elle est située dans la constellation du Scorpion à 470 années-lumière de la Terre. C’est le télescope spatial Kepler de la Nasa qui a détecté cette « super Neptune » qui orbite autour de son étoile en seulement 5,4 jours terrestres, et qui est âgée entre 5 et 10 millions d’années.

« Notre Terre est âgée de 4,5 milliards d’années. En comparaison, K2-33b est très jeune. Pensez à elle comme à un nouveau-né » déclare Trevor David, l’un des responsables de cette découverte. « Cette nouvelle planète va nous aider à mieux comprendre comment les planètes se forment, ce qui est important dans le processus de compréhension de la formation de la Terre » ajoute Erik Petigura, co-auteur. L’existence de K2-33b montre que des planètes peuvent établir leur orbite définitive autour de leur étoile très tôt après leur formation.

Source : nasa, cnrs, nature