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Une détection plus rapide du cancer grâce aux nanoparticules

Crédits : Taokinesis/Pixabay

Grâce à des nanoparticules émettant de la lumière, des chercheurs ont pu mettre au point une méthode efficace pour détecter les tumeurs minuscules et suivre leur propagation, ce qui pourrait mener à une détection précoce du cancer et à un traitement plus précis.

La capacité de repérer les tumeurs précoces qui commencent à se propager reste un défi majeur dans le diagnostic et le traitement du cancer, car la plupart des méthodes d’imagerie ne parviennent pas à détecter les petites lésions cancéreuses. Une récente étude montre cependant que de minuscules tumeurs chez la souris peuvent être détectées par l’injection de nanosondes — des dispositifs optiques microscopiques qui émettent une lumière infrarouge à ondes courtes en observant de minuscules tumeurs. Cette nouvelle technique, annoncée hier, pourrait grandement améliorer les taux de guérison des patients et les délais de survie.

« Nous avons toujours eu ce rêve de pouvoir suivre la progression du cancer en temps réel, et c’est ce que nous avons fait ici », explique Prabhas V. Moghe, professeur émérite de génie biomédical et chimique à la Rutgers University. « Nous avons suivi la maladie depuis ses débuts ». L’étude, publiée dans Nature Biomedical Engineering, montre ici que cette nouvelle méthode est meilleure que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’autres technologies de surveillance du cancer. « Le talon d’Achille de la prise en charge chirurgicale du cancer est la présence de micrométastases, qui pose un problème pour la planification adéquate du traitement. Les nanosondes décrites dans cet article vont permettre de résoudre ces problèmes », note K. Libutti, directeur du Rutgers Cancer Institute dans le New Jersey.

Ces nanosondes étaient en effet significativement plus rapides que les IRM pour détecter la propagation des lésions minuscules et des tumeurs dans les glandes surrénales et les os chez les souris. Selon Vidya Ganapathy, auteur et professeur de recherche adjoint au Département de génie biomédical, nous pourrions avec cette nouvelle méthode gagner des mois dans le processus de diagnostic, ce qui, in fine, pourrait donc sauver des milliers de vies. « Les cellules cancéreuses peuvent se loger dans des niches différentes dans le corps. Ces petites sondes suivent alors ces cellules partout où elles vont », dit-elle. « Si vous connaissez l’adresse du cancer, alors vous pouvez traiter les tumeurs plus intelligemment ».

La technologie pourrait être « disponible dans les cinq ans », note Prabhas V. Moghe. La surveillance en temps réel des lésions de plusieurs organes devrait permettre une surveillance plus précise du cancer avant et après la thérapie. « Vous pouvez potentiellement déterminer le stade du cancer et ensuite déterminer quelle est la bonne approche pour un patient particulier ».

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