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Dans le désert d’Oman, des hommes en combinaison spatiale simulent la vie comme s’ils étaient sur Mars

Crédits : ÖWF / Florian Voggeneder

Oman, pays de la péninsule Arabique, a vu son désert être habité par d’étranges hommes en combinaison spatiale au cours de ces derniers jours, qui y ont effectué des expériences et des simulations de vie sur Mars.

Le désert d’Oman, pays d’Arabie frontalier avec les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et le Yémen, a été au cours de la semaine dernière le théâtre de drôles d’expériences. En effet, des astronautes en combinaison spatiale ont réalisé des recherches et des simulations des conditions de vie sur la planète Mars.

Des expériences ont été menées dans le cadre du programme AMADEE-18, lancé le jeudi 8 février dernier par l’Austrian Space Forum, et encadré par le sultanat d’Oman avec le soutien d’entreprises et d’universités privées. Ici, la finalité est de se familiariser avec le nouveau terrain de jeu extraterrestre que constitue Mars, en dehors des programmes spatiaux nationaux plus classiques qui suivent un protocole et un planning très stricts.

Crédits : ÖWF / Florian Voggeneder

Les forces armées locales se sont chargées de sécuriser le périmètre défini pour les personnes présentes, à savoir des chercheurs, des inventeurs, des professionnels de l’espace mais également des amateurs. Ensemble, ils ont pu réaliser diverses expériences, comme par exemple faire pousser des légumes frais sous une serre en plastique.

« Nous devrons utiliser les ressources que nous trouverons sur Mars car nous ne pouvons pas tout apporter de la Terre. C’est ce qu’on appelle l’utilisation in situ des ressources. Nous devons donc utiliser les choses que nous trouvons : tout d’abord pour soutenir la vie là-bas, pour soutenir les missions là-bas et, ensuite, à plus long terme, peut-être aussi pour d’autres choses » explique Alexander Soucek, président de l’Austrian Space Forum. Un message tempéré par Kartik Kumar, spécialiste des débris spatiaux : « Nous devons trouver un équilibre entre poser le pied sur Mars et reconnaître qu’il s’agit d’un patrimoine commun et le préserver pour les générations futures ».

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