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Des taxis volants bientôt en Nouvelle-Zélande

Crédits : Kitty Hawk

Des taxis autonomes, électriques, volants et capables de décoller et atterrir verticalement pourraient faire leur arrivée sur le marché néo-zélandais d’ici trois ans, selon l’entreprise Kitty Hawk. Cette dernière vient de conclure un accord avec le gouvernement néo-zélandais.

En avril 2017, l’entreprise Kitty Hawk, soutenue par le cofondateur de Google, Larry Page, publiait les premières images d’un prototype de voiture volante en action. Place aujourd’hui à la version finale de cette automobile. Le New York Times rapporte en effet que Kitty Hawk a bel et bien effectué des « vols d’essai furtifs » en Nouvelle-Zélande au cours de ces derniers mois. Des rapports confirmés le 13 mars dernier : Kitty Hawk dévoilait enfin son prototype au monde, présenté avec les séquences de vol officielles.

L’idée est simple : Kitty Hawk souhaite mettre au point un service de taxi aérien d’ici trois ans en Nouvelle-Zélande. « C’est une chose de créer un avion autorisé et certifié. Cependant, c’en est une autre de le rendre utile pour la société », affirme Fred Reid, à la tête des opérations de l’entreprise. « C’est pour cette raison que nous sommes si excités de travailler avec les gens du gouvernement de la Nouvelle-Zélande pour déployer un service de taxi commercial ».

Ces engins, à mi-chemin entre le drone et l’avion, seront baptisés « Cora ». Entièrement électriques et longs d’environ 11 mètres, ils seront alors capables de décoller et d’atterrir à la verticale, comme un drone ou un hélicoptère. Deux places pour des passagers sont d’ores et déjà prévues dans l’habitacle du véhicule. Le taxi volant devrait avoir une vitesse variant entre 150 et 180 km/h, et évoluer à une altitude allant de 150 à 900 mètres. Selon les concepteurs, le véhicule serait par ailleurs capable de parcourir 100 kilomètres en une seule charge. Autre élément : il n’y aura aucun pilote à bord.

Pour la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, ce partenariat est « excitant », et devrait « envoyer un message au monde entier que nos portes sont ouvertes aux personnes ayant de grandes idées et qui veulent en faire une réalité », a-t-elle affirmé au New York Times. « Nous croyons qu’il s’agit de la prochaine étape logique de l’évolution des transports », poursuit de son côté Fred Reid, dont beaucoup partagent son opinion. Kitty Hawk n’est en effet pas la seule compagnie à vouloir prendre son envol. Uber travaille à également développer une version volante de son célèbre service de covoiturage depuis au moins 2016, dans le cadre d’un projet appelé Uber Elevate.

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