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Des sucres essentiels à la vie sur Terre retrouvés dans des météorites

Crédits : Pixabay

Une équipe de chercheurs annonce avoir identifié des sucres essentiels – notamment du ribose – nichés dans des météorites. Une découverte qui nous éclaire sur les origines de la vie sur Terre.

L’une des théories les plus soutenues concernant l’origine de la vie sur notre planète suggère que les composants essentiels à nos cellules ont été déposés par des météorites, il y a plusieurs milliards d’années. Nous avions déjà découvert certains de ces éléments, comme des acides aminés (composants de protéines) et des bases nucléiques (composants de l’ADN et de l’ARN), mais jamais de sucres. C’est désormais chose faite.

Une récente étude, publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, nous détaille la découverte de ribose, plus précisément, dans deux météorites riches en carbone.

Des sucres essentiels au vivant

Chez la plupart des organismes vivants, l’acide ribonucléique (ARN) sert de molécule messagère. Elle copie les instructions génétiques de la molécule d’ADN (acide désoxyribonucléique) pour ensuite les transmettre à des usines moléculaires. Ici, des cellules appelées ribosomes vont ensuite produire des protéines nécessaires à la réalisation des processus de la vie.

Le ribose, un sucre essentiel, est l’un des plus importants composants de ces molécules d’ARN. D’où l’importance de cette nouvelle découverte, qui nous prouve que ces sucres extraterrestres ont effectivement terminé leur course sur notre planète. Il est donc tout à fait probable que ces composants aient contribué à la formation d’ARN sur Terre, pour ensuite conduire à l’origine de la vie.

Notons par ailleurs que les chercheurs ont également identifié d’autres sucres extraterrestres, comme de l’arabinose et du xylose.

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Des météorites, il y a très longtemps, ont pu fournir de l’eau et d’autres molécules essentielles à la vie. Crédits : Laboratoire d’images conceptuelles du Goddard Space Flight Center de la NASA

« Il est remarquable qu’une molécule aussi fragile que le ribose puisse être détectée dans un matériau aussi ancien, a déclaré Jason Dworkin, du Centre de vol spatial Goddard de la NASA et co-auteur de l’étude. Ces résultats aideront à orienter nos analyses d’échantillons primitifs des astéroïdes primitifs Ryugu et Bennu, qui seront restitués par Hayabusa2 de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale et par la sonde OSIRIS-REx de la NASA ».

On rappelle en effet que la sonde Hayabusa2 a déjà entamé son voyage de retour. Elle devrait revenir sur Terre avec ses échantillons vers la fin de l’année prochaine. De son côté, la sonde OSIRIS-REx devrait arriver sur Terre courant de l’année 2023.

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