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Des scientifiques vont étudier les hallucinogènes destinés à la psychiatrie

Crédits : Pixabay

Basées aux États-Unis et au Royaume-Uni, deux universités ont inauguré des centres destinés à étudier les hallucinogènes. Il s’agit de savoir comment ces substances peuvent être utilisées en psychiatrie.

Étudier les hallucinogènes

Il faut savoir que depuis près de deux décennies, la Science s’intéresse à certaines drogues. Citons par exemple la kétamine, qui a fait l’objet de recherches destinées à trouver un traitement à la dépression. En revanche, puisque la majorité des drogues recensées sont interdites, les études sur le sujet existent, mais sont finalement assez limitées.

Deux universités de renom ont récemment reçu un financement privé à hauteur de plusieurs millions de dollars. Il s’agit de l’Imperial College London (Royaume-Uni) et l’Université Johns-Hopkins (États-Unis). Comme l’explique le New York Times dans un article du 4 septembre 2019, l’établissement britannique a inauguré son centre en avril 2019, et le second vient tout juste d’ouvrir le sien. Par ailleurs, la création de ces centres est une grande première mondiale.

L’objectif est plutôt simple : étudier les drogues hallucinogènes comme le LSD ou encore la psilocybine. Rappelons que cette dernière est une substance identifiée en 1958, contenue dans les champignons hallucinogènes. Or, les futures recherches auront pour but de démontrer comment ces substances pourraient aider à traiter des troubles psychiatriques tels que l’anorexie, les troubles addictifs ou encore la dépression.

La psilocybine contenue dans les champignons hallucinogènes intéresse les chercheurs
Crédits : P K/Flickr

De premiers tests pour bientôt

Interrogé par le New York Times, Roland Griffiths – le directeur du centre américain – a donné quelques précisions. Le financement reçu permettra de mener des essais cliniques et de créer une dizaine de postes de recherche. Dans un premier temps, des essais mettront la psilocybine à l’honneur, concernant des troubles comme la détresse psychologique et l’anorexie mentale. Il s’agira également de tester la substance au niveau des troubles engendrés par la maladie d’Alzheimer. Un autre programme s’intéressera à la possibilité de traiter efficacement la dépendance aux opiacées.

Selon Roland Griffiths, les essais se dérouleront sous la forme d’expériences durant lesquelles les patients seront accompagnés par un médecin durant leur “trip”. Il s’agira d’un ou une psychologue dont la mission sera d’observer et d’interagir avec la personne. Ainsi, ce type de centre aura à la fois pour but de trouver des traitements à certains troubles psychologiques, mais également de soigner certaines addictions.

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