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Des risques de cancer liés aux nanoparticules ?

Crédits iStock

Si les nanoparticules semblent s’être installées dans un nombre non négligeable de produits du quotidien, une étude menée récemment à Singapour n’est pas un modèle d’optimisme. Les chercheurs évoquent des effets secondaires indésirables et surtout dangereux pour la santé humaine.

Des nanoparticules un peu partout

Une publication sur le site officiel de l’État de Fribourg (Suisse) fait état de la présence de nanoparticules dans certains aliments. Ce document relate une étude ayant observé la présence de nanoparticules dans 15 aliments, sur 56 échantillons testés. Cela concerne certains produits parmi les sauces et épices, les sucreries, la mayonnaise, les biscuits et les céréales. Il y en aurait d’ailleurs systématiquement dans les chewing-gums et compléments alimentaires.

Par ailleurs, les nanoparticules sont également connues pour être présentes dans les médicaments (et autres traitements), le dentifrice et autres cosmétiques, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ayant mené une enquête similaire en France. Par ailleurs, la mention de leur présence est quasiment inexistante sur les emballages.

Une étude préoccupante

Revenons à la présence de nanoparticules dans les traitements. Elles faciliteraient entre autres l’administration des médicaments et pourraient même aider à lutter contre le cancer, selon les fabricants. En revanche, une étude menée par des chercheurs de l’Université de Singapour et publiée dans la revue Nature Nanotechnology le 28 janvier 2019 évoque une facilitation de la formation de métastases.

«Pour un patient atteint de cancer, nos conclusions impliquent directement qu’une exposition préexistante à long terme aux nanoparticules, par exemple via des produits de la vie quotidienne ou des polluants environnementaux, peut accélérer la progression du cancer, même en l’absence de nano-médecine», a déclaré le professeur David Leong – un des meneurs de l’étude – dans un communiqué de l’Université de Singapour.

Crédits : Université de Singapour

Dans leurs recherches, les scientifiques expliquent le processus de fuite endothéliale induit par les nanomatériaux (nanoEL). En prenant pour exemple cancer du sein, les meneurs de l’étude ont fait une découverte : les nanoparticules les plus utilisées dans le traitement facilitent la porosité des vaisseaux sanguins. Ainsi, les nanoparticules d’or, d’argent, de dioxyde de titane ou encore de dioxyde de silicium permettraient davantage la pénétration d’éventuelles cellules cancéreuses dans ces mêmes vaisseaux.

Sources : Phys.OrgFutura Sciences

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