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Des pressions exceptionnellement élevées concernent l’Europe ce lundi

Crédits : tropicaltidbits.com.

Une puissante cellule de hautes pressions s’est consolidée sur le nord-ouest de l’Europe durant le week-end. Elle atteindra son paroxysme ce lundi 20 janvier avec des valeurs proches des records absolus. En particulier entre le Royaume-Uni, la France et le Benelux. 

Suite au creusement d’une profonde dépression à l’ouest de l’Atlantique le 17 et 18 janvier, une circulation anticyclonique s’est rapidement constituée sur le nord-ouest de l’Europe. Ce dimanche après-midi, les pressions étaient déjà très élevées. En effet, on mesurait des valeurs supérieures à 1040 hPa sur une large partie de la France. En outre, les 1045 hPa étaient facilement dépassés en Angleterre et en Irlande. La signature d’un temps particulièrement stable.

Jusqu’à plus de 1050 hPa attendus ce lundi

La cellule de hautes pressions atteindra son pic d’intensité d’ici lundi soir. Le baromètre est prévu afficher 1045 hPa à 1049 hPa au nord de l’Hexagone et localement plus de 1050 hPa au Royaume-Uni. De fait, on se situera proche des records absolus.

Pour la France, la valeur de pression la plus élevée jamais mesurée remonte à février 1821 avec 1050,4 hPa relevés à Paris. Des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas surveilleront leurs records du 27 janvier 1932 pointés à 1048 hPa et 1050 hPa respectivement. Quant aux Îles Britanniques, le Met Office a rappelé que le record était de 1053,6 hPa le 31 janvier 1902 à Aberdeen. En somme, une valeur qui sera a priori hors d’atteinte.

Toutefois, même si les records absolus nationaux seront difficiles à améliorer, il faut s’attendre à voir tomber une importante série de records stations (mensuels ou absolus).

Ci-dessus est présentée une animation de la pression de surface prévue par le modèle allemand ICON-EU entre dimanche et jeudi. On voit que les 1045 hPa seront également atteints en de nombreux points d’Europe centrale et jusqu’aux Balkans où l’on approchera ponctuellement les 1048 hPa.

En cours de semaine, les pressions diminueront de façon graduelle sur le Vieux Continent. Et ce, jusqu’à retrouver des valeurs plus proches des normales d’ici le week-end. Par ailleurs, notons qu’une goutte froide transitera sur le flanc sud de l’anticyclone. Elle occasionnera des épisodes de fortes pluies sur l’est de l’Espagne et l’extrême sud de la France tout au long de la semaine.

Dynamique d’une zone de hautes pressions

En très bonne approximation, la pression au sol équivaut au poids de la colonne d’air qui le surmonte. Ainsi, les zones de fortes pressions signent un excès de masse atmosphérique, inversement pour celles de faibles pressions. Leur fluctuation dans l’espace et le temps est directement pilotée par la convergence ou la divergence de l’air en altitude, en lien avec la dynamique du courant-jet.

Dans le cas présent, on observe une très forte convergence en altitude. Par conséquent, la pression au sol s’élève et un gradient isobarique s’y développe. En résulte un vent de basse couche qui s’échappe (diverge) du centre de l’anticyclone. Lorsque la convergence d’air en altitude est compensée par la divergence en surface, la pression cesse d’augmenter. Enfin, quand la convergence d’altitude s’affaiblit, la divergence de surface domine et l’anticyclone finit par s’estomper.

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